Portrait de Yannis Saslberger

Personnage RP · Archive Alexandria

Yannis Saslberger

Saison 7 — Eldorado

Décédé Décès : 12/05/2021 Survivant

Cause : Passé de sauvages en sauvages, l'espoir fugace d'une renaissance puis le noir, froid et profond.

Identité

Son histoire

Il y a environ 250 ans, au moment ou la grande guerre à debuté, un peuple vivait dans les grandes plaines de Mongolie.
Quand les morts ont commencés à revenir à la vie, les habitants de cette région ce sont isolés de plus en plus et ont du fuir régulierement devant les hordes d'Ükeghi toujours plus nombreuses. Les années ont passé et les tribus se sont disseminées un peu partout dans les grandes plaines desertiques de l'Oural et de Mongolie extérieure. Avec le temps, les morts sont devenus moins nombreux ou bien dans un tel état de décomposition qu'ils ne restaient plus vraiment une menace, mais la race humaine et les 'Ünen Erchüüd' ne representaient presque plus rien. Et si les tribus voulaient survivre et assurer une lignée, elles devaient se deplacer régulierement afin de capturer des femmes qui rejoignaient le 'Bordoony maikhan'
Au fil des siecles, cette façon de vivre est devenu celle de notre 'Ovog' C'est ainsi que notre tribu a traversé l'uzbekistan et a pillé les trésors de Samarkand, vécu un moment dans les montagnes Afghanes, decouvert les vestiges de Persepolis. Aujourd'hui aprés avoir traversé le Bosphore dans les ruines d'Istanbul, la tribu des Unen Erchuud  pose le pied sur le continent Européen.

Voilà. 
Ou pour faire plus simple, une bande de gros tarés analphabètes. Bon ok analphabètes c'est plus une insulte aujourd'hui.
Moi c'est Yannis Saslberger ou Yaridag Züil comme ils m'appellent, ça veut dire la "Chose qui parle"... Vous voyez le niveau.
Eux se nomment tous machin Khün, Khün pour homme, ouais parce que sinon on sait pas, perso j'aurais mis Amitan, pour animal, tellement la notion d'humanité a disparue de ces êtres puants et violents...
Bref vous vous demandez comment j'ai atterri là, enfin vous... celui ou celle qui me lira... c'est à dire personne quoi... bref jme parle à moi-même... pathétique petite chose va.
Donc mes premiers souvenirs sont flous, je sais que mes parents vivaient cachés, et je me rappelle aussi de ce sentiment de peur et de méfiance pregnant, toujours là, commme une chose physique que l'on pourrait toucher, ou un brouillard qui vous enveloppe. 
On vivait dans une grotte, dans les montagnes de l'Oural, juste mes parents, ma grande soeur et moi. On voyait jamais d'humains, mes parents me disaient qu'il ne fallait jamais les croiser, que c'était la plus grande menace que l'on puisse trouver, bien plus que les infectés, ou les animaux sauvages.
Ils disaient que si ils nous trouvaient, on allait mourir, qu'on avait quelque chose de très précieux, qu'il fallait chérir et protéger plus que tout, bien plus que la nourriture ou les armes :  des livres.
Et la connaissance qui les accompagnait : la lecture. Petit je ne comprenais pas bien tout ça, mes parents m'ont appris à lire et écrire très tôt, c'était quelque chose de naturel quoi, comme apprendre à marcher ou à se cacher, presque inné.
Je n'ai compris que plus tard qu'il valait mieux ne pas se vanter de savoir écrire ou lire dans ce monde, que c'était quelque chose de tabou, ou de trop précieux pour être synonyme de liberté.

Quand j'ai eu dans les 7-8 ans tout bascula.

Mon corps décolla rapidement puis retomba violemment sur le sol détrempé qui se trouvait devant notre grotte.
La douleur, puis une odeur nauséabonde, puis des cris, puis encore ce corps qui se soulève brusquement, la tête en bas, la pluie, une fourrure puante et humide, puis plus rien.
Je me réveillais dans une cage faite de bois, à l'écart d'un feu de bois où des silhouettes courtaudes se détachaient dans la lumière de l'âtre. 
Ma mère m'enveloppait de ses bras fragiles et sanglotait. 
Pas de traces, ni de mon père, ni de ma soeur.
Premier contact avec les débi... les Unen Erchuud... Violent, rude et sans ménagement. Et ça n'a pas changé depuis... enfin presque.
Je vous la fais courte : mère violée, réduite en esclavage, maltraitée, sous-alimentée, morte en couche.
Et en prime deux pti frères jumeaux nés de ce qu'ils appellent l'Aguu Ürgeljlel, ou la Grande Continuation : en gros la reproduction de leur tribu, dont les seuls membres restants sont des hommes.
Ma mère n'a pas supporté l'accouchement des deux.

Leurs noms : Khardag, avec qui j'ai des relations... disons non-violentes, et Evddeg qui lui me déteste et me considère comme une abomination... Yeah... une fratrie...

Apparemment je suis coriace, j'ai résisté à la faim, aux maltraitements et à la maladie.
Je suis devenu un esclave aussi, mais un peu spécial, parce que je comprends leur langue et j'en parle quelques autres, ça fait de moi un outil, ou une chose pratique si vous voulez.
Donc ils me gardent, je dois me fader de traduire leurs pensées primitives aux pauvres hères que l'on croise. 
J'enjolive vous pensez bien, sinon ce serait impossible de survivre.

Mais là j'en ai ma claque, je pense que j'ai eu de la chance pour le moment : pas d'accident grave, pas de fracture ni de maladie invalidante, qui m'auraient tout de suite condamné au shaardlagatai tuslamj, le "soin nécessaire", comprendre me laisser crever derrière car "Celui qui ne marche pas empêche la tribu d'atteindre les étoiles".
Le "marche ou crève" mongol quoi.
Donc il faut que je saisisse ma chance, trouver le groupe encore un peu humain, s'il existe, qui acceptera de me sauver de cette vie d'esclave, de chose. 
Qu'ils m'achètent, me capturent, les tuent tous ou juste aient pitié de moi, je m'en fous, je veux quitter cette tribu de brutes !

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