Portrait de Dwight Robingo

Personnage RP · Archive Alexandria

Dwight Robingo

Saison 8 — Damnation

Décédé Décès : 03/11/2021 Survivant

Cause : Dwight a enfin décidé d'être le protagoniste de son histoire plutôt que laisser les autres dictée son récit. Dwight a pu donc finir fièrement son aventure

Identité

Son histoire

Je pensais être spécial en ce monde, je ne me voyais pas comme l’un de ses inconnus mort au front peu de temps avant ma naissance. En arrivant ici, je pensais être un de ses héros littéraires qui change le monde malgré les péripéties. Je pensais arrivé tel un fier chevalier à la Chrétien de Troyes, une sorte de Arthur venu créé sa table ronde. Au final je n’aurais pas dû croire être un protagoniste…


 

Je suis né à Londre en 1950 dans le St Bartholomew’s Hospital. Ma mère est une femme d’origine Anglaise venant d’une famille riche de Manchester. Elle s’appelait Clara, c’était une très bonne mère. Malgré son très important dans la lutte pour le droit des femmes, elle s’occupait également de moi et elle ne m'a jamais délaissé. Mon père quant à lui est un immigré brésilien que ma mère à rencontré à Rio à la fin de la guerre. Malheureusement, bien que mon père soit un écrivain réputé au Brésil, en Angleterre il n’est qu’un maçon. Son nom est Lucas Robingo. Même s' il n’écrit plus depuis son arrivée au pays, il s’est occupé de mon éducation littéraire. J’ai enchaîné les livres pendant toute ma vie grâce à lui. Ma mère essayé souvent de faire de lui un politicien mais mon père rétorque constamment que maçon était un métier beaucoup plus important vu l’époque. L’URSS s’est emparé de l’économie mondiale peu de temps avant ma naissance. J’ai donc étudié une grande partie de leurs cultures lors de mes cours. J’avais beaucoup de mal à apprendre leur langue. En général, on ne peut pas dire que je sois un enfant doué pour les études. En dehors des cours de littérature où j'excelle, je ne suis pas dans le haut du panier. J’étais un enfant normal en fait. Lors de mon adolescence, je commence à m'intéresser à la politique. Je veux suivre les traces de ma mère et me battre pour ce que je trouve juste. 

 

En 1962, tout bascule, la guerre commence entre les deux plus grandes puissances mondiales. Des missiles s'abattent sur tous les territoires. Londres tombe dans les mois qui suivent. Du sang et des cris, c’est tout ce qu’on à vu et entendu pendant quelques jours. Les réserves de nourriture disparaissent petit à petit ce qui force les citadins à fuir vers les campagnes qui ont moins subi l’impact de la guerre. Pendant sept ans, mes parents et moi avons vécu dans une bâtisse abandonnée proche de Winchester. On a survécu grâce à la cueillette et de la chasse, nous sommes revenus à un mode de vie primitif. La maladie à touché de nombreuses familles proches de la capitale. Les jeunes arrivent à s’en sortir mais les plus âgés ne survivent pas au symptôme. En 1970, ma famille tombe malade. Mes deux parents meurent alors que je ne subit qu’une légère “grippe”. 

 

Je prends juste le temps de faire mon deuil puis je pars en direction de l’est. Trois ans de voyages pendant lesquelles je prends conscience de ce qu’est devenu le monde. J’ai fait des rencontres, des gens appréciables ou détestables, des gens gentils ou méchants. Je pense avoir vu toutes les facettes de l’humain. En voyant tous ces gens souffrir, j’ai compris ce que je devais accomplir. Je me suis donné comme mission de rétablir à mon échelle une certaine civilisation. J’arrive à Douvre pendant l’hiver. J'ai réussi à prendre le bateau pour rejoindre les côtes de Calais, c’est la première fois que je quitte mon pays natal. J’ai passé un an à parcourir les régions de ce pays que je ne connais pas. Les traces de l’URSS sont flagrantes, tout est écrit en cyrillique. 

 

Alors que je me suis perdu dans cet immense pays, je trouve un village pour y passer la nuit. Je rentre dans une maison abandonnée mais elle était déjà squattée par un homme, Omar Tiamé. On a rapidement sympathisé et on a décidé de faire la route ensemble. Mais environ un an plus tard, tout a basculé. Nous nous sommes dirigés vers la région d'Alexandria dans l'espoir de trouver des gens encore en vie. Pendant le voyage, nous sommes arrivés dans une ville habitée par un petit groupe de personnes. La ville s'appelait Zelenogorsk. Nous nous sommes mêlés à eux le temps d’une semaine histoire de faire une pause dans notre voyage. C’est un camp pacifique qui essaye de survivre du mieux qu’ils peuvent. Je suis heureux de voir une sorte de nouvelle civilisation même si c’est extrêmement modeste. Il y avait là-bas une jeune femme de vingt-trois ans, elle avais réussi à survivre depuis l’espagne. J’ai passé beaucoup de temps avec elle. Son nom était Chloé Bernat. Elle est jeune mais elle n’en est pas moins une femme forte. Un jour, Chloé et moi avons été missionné pour chercher de la nourriture dans la forêt. Je suis heureux de passer du temps avec elle. J’avais l’impression d’être un héros littéraire. Un héros venu de l’étrangé pour éradiquer la misère et qui en plus arrive à courtiser une belle princesse. Mes lectures passées me donnent beaucoup d’imagination ce qui est sûrement ridicule mais cela me fait garder espoir. Soudain, un bruit de moteur et des phares allumés se rapproche. Tout est arrivé très vite. J’ai à peine le temps de sortir de mon imaginaire que des pas arrivent vers nous. Les portes du véhicule claquent. D'énormes voix graves traversent les arbres derrières lesquelles nous étions cachés. Ils avaient des armes à leur ceinture. Ils se rapprochent. Je ne sais pas qui ils sont mais je vois très bien que s' ils nous trouves nous sommes foutu. Dans un élan chevaleresque, je prends Chloé par la main et je pars en courant. Alors que je cours vers le camp, j’entend un tir traverser les arbres et je vois l’impact à mes pieds. Je m'arrête net. Je suis terrifié. Alors que je ne bouge plus, les pas se rapprochent de tous les côtés. Trois personnes braquent leurs fusils sur nous. Ils nous attachent et nous font avancer vers notre camp. Dans la ville, un autre groupe armé à mis à genou tous nos camarades. 

 

Nous sommes tous rassemblés sur la place de la mairie. Nos agresseurs semblent attendre quelque chose. Nous étions tous terrorisés. Je regarde droit dans les yeux Chloé puis Omar. Il y avais un garde dérière la jeune femme. Tout à coup Chloé se détache et attaque l’homme avec un petit couteau qu’elle a dans sa poche. Je suis sous le choc. Elle a rentré son couteau dans son épaule. Le garde cris de douleurs et laisse tomber son arme pas loin de moi. Pris de panique, je tente de me détacher le plus vite possible. Le garde met un grand coup de poing dans la mâchoire à Chloé. Avec son bras encore valide, il sort son pistolet qu’il a sa ceinture. Au même moment, mes liens cèdent. Je suis à environ un mètre du fusil que l’agresseur à laissé tomber. Il a posé son canon sur la tempe de Chloé. A ce moment là, je me dis qu’il est possible que j’attrape l’arme par terre, que je tue le garde, que j’enchaine avec les cinq autres et que je sauve tout le monde. Mais… Je ne suis pas un protagoniste. Le sang de Chloé gicle sur ma tête. Après la détonation assourdissante, un grand silence. Un camion arrive, se gare à côté de nous et deux personnes en sortent. On nous stocke dans le camion après nous avoir bandé les yeux. Je pense que nous avons fais environ une heure de route dans le noir avant que l’on se réveille dans une cage. 

 

Depuis ce jour, j’ai arrêté de révé.

 

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