Personnage RP · Archive Alexandria
David Selmak
Cause : Poignardé. David espère que sa mort n'aura pas été inutile.
Identité
Son histoire
Bonjour, moi c'est David Selmak. Originaire du Luxembourg, c'est plus précisément à Luxembourg que j'ai passé la majeure partie de ma vie. Né en 1927 d'un père officier de police et d'une mère sage femme. Je n'ai pas eu une enfance particulièrement difficile dû à la présence de mes parents qui ont toujours fait en sorte que je ne manque de rien.
Comme beaucoup je pense, mon entourage a été marqué par le premier conflit mondial. Je ne comprenais pas réellement se qu'il c'était passé. Je devais être trop jeune pour assimiler toutes les informations que je reçevais.
En 1939, je venais tous juste d'avoir 12 ans et il s'est avéré que les adultes ont décidés de répéter leurs erreures passées. Nous sommes à l'aube d'une nouvelle guerre qui va impacter l'histoire de l'Humanité. Mon père est réquisitionné pour aller se battre. Aller se battre est sans aucun doute une façon plus poétique de dire qu'il va servir de chaire à canon.
Pendant cette période chaotique qui va durer 6 ans, tout ceux qui ne se battaient pas essayaient de retrouver un semblant de normalité. Ce fut très difficile car il n'y avait pas uniquement l'absence des hommes, il y avait aussi le début des famines et des maladies. Moi et ma mère, nous survivons tous les deux grâce à l'entraide qu'il y'avait entre les habitants de la capitale. C'était très beau à voir et très beau à vivre. C'était humain.
À mes 15 ans, j'effectue un apprentissage militaire d'une durée de trois ans à Saint Vauban. J'étais un bon élève et je m'entendais bien avec tout le monde. Je voulais prendre le même chemin que mon père pour lui rendre hommage et faire en sorte que plus aucun gouvernements ne se répette les mêmes erreures passées. Qu'est ce que j'étais naïf. Ma mère n'étais pas réellement fan de cette idée mais têtu comme je suis elle n'a pas réussi à me faire changer de voie. Là-bas, on m'apprend la discipline, le maniement de certaines armes à feu, la conduite et comment survivre en terre inconnue.
La fin de mon apprentissage arrive en même temps que la fin du conflit mondial. J'ai 18 ans et je m'engage dans l'armée de terre. J'aimais bien les valeurs qui étaient partagées et transmises. De plus, cela va me permettre de prendre mon indépendance et d'être plus reponsable avec ma mére.
Suite à ça, il s'en est suivi une période de préparation. Mais à quoi est-ce qu'ils se préparaient? À une nouvelle guerre évidemment. Moi, je continue ma vie tranquillement je fais mes patrouille en ville, je participe aux opérations de sécurité nationale, à l'escorte des denrées nécessaires pour vivre, et tout ça pendant plusieurs années.
J'étais réellement heureux. Lorsque je rentrais chez moi je n'étais pas épuisé, j'avais du temps pour lire des livres, voir mes amis et me promener avec ma mère. Plus le temps passait et plus je prenais du galon au sein de l'armée. Nous sommes en 1952, une année assez sombre pour moi puisque c'est cette année-là que j'apprends le décès de la seule famille qui me restait. Ma mère est décédée des suites d'une Polio. Elle a dû la contracter pendant qu'elle travaillait à l'hôpital. Je trouvais ça tellement injuste, pourquoi se sont toujours les bonnes personnes qui partent en premier. Je ne me rabat pas sur mon sort, et je continue à vivre ma vie de soldat.
En 1958, je déménage dans la merveilleuse ville de Paris afin de tout recommencer à zéro. Je prends un travail de boulanger et j'habite dans une petite maison. Je fais la rencontre d'une sublime chanteuse qui deviendra par la suite ma femme. Entre nous c'est réellement le coup de foudre. Je n'étais pas du genre à me confier, mais avec elle tout semblait si naturel. Elle emménage avec moi et on fonde une famille. C'est en 1961 qu'est né ma fille Kalipso. À ça venu au monde, je m'étais juré de la protéger quoi qu'il arrive. Mais mon adversaire ici était largement de taille à briser cet engagement.
En 1962 les relations entre les deux plus grandes nations se détériore. Je sais déjà ce qu'il se prépare. Comme dit le dicton, jamais deux sans trois. Nous sommes désormais à l'aube d'une troisiéme guerre mondiale. Une guerre qui va tout ravagé sur son passage étant donné l'évolution des technologies et de l'armement militaire. On fait nos bagages et on se tire dans le sud ouest de la France, plus précisément à Bayonne. Une fois arrivé sur place, nous allons dans une petite ferme abandonné proche de l'océan.
Plus les semaines passes et plus les relations se détériore. Mais c'est seulement un beau matin de printemps que l'on a été réveillé par les explositions bombes nucléaire. Je savais que la france n'avait pas été touché car si ça avait été le cas, on serait déjà mort. Si j'en crois les transmissions radio, tout le continent américain ainsi que toute l'Europe de l'Est et tout le secteur asiatique ont été rayés de la carte. Je ne sais pas si je pourrais m'estimer heureux. Je trouve que c'est un peu égoïste de dire ça mais je me sentais soulagé. Soulager que ma famille aille bien.
Nous étions encore sous le choc. Déboussolé et ne sachant pas quoi faire, nous avons donc décidé de rester à la ferme. J'ai commencé à faire pousser du blé afin d'avoir une source et de nourriture sur le long terme. L'avantage, c'est que l'on était loin des villes et seul. En revanche, on était totalement déboussolé. Le plus d'informations que l'on recevez venait des fréquences radio, et c'était rarement de bonnes nouvelles. Ne voulant pas prendre de risques, on reste à la ferme un bon moment.
Voilà que quatres années sont passées. Ma fille savait désormais marcher, parler le français à un niveau convenable, dessiner de beaux petits dessins (absolument pas). Nous étions comme dans une utopie. Le seul point négatif, c'était le manque de contact humain mais néanmoins, nous étions loin de tous les problèmes. Mais il faut croire que à chaque fois que l'on se tient à carreau, les problémes débarque par eux mêmes.
Un soir de 1970, on se fait réveiller en pleine tempête par un bruit assourdissant venant de l'étage inférieur. C'étair comme une fenêtre qui se brise. Je vais voir en bas, en pensant que c'est à cause des rafales de vents. Ma femme elle, reste avec Kalipso qui était terrifiée. En arrivant en bas, il y avait comme une atmosphère glaciale. Cela devait être à cause de la fenêtre qui s'est brisée dans la cuisine, mais non, c'était quelque chose d'autre et je pense que le mot chose était bien adapté pour décrire la personne que j'avais devant moi. C'était le premier humain que je voyais depuis au moins 6 ans. De son corps de titan émanait une odeur que je connaissais bien. C'était une odeur de sang. Je ne savais pas comment réagir, mais je devais protéger les miens alors j'ai fais usage de la violence. Une bagarre sauvage éclate au sein de la cuisine. Cet homme s'était sûrement déjà battu avant, il a l'expérience des combats de rue, un vrai démon. Il n'a pas eu beaucoup de mal à me détruire et me faire perdre connaissance.
À mon réveil, il n'y avait aucun bruit. Tout semblai vide et je m'imaginais le pire. Je ne sais pas pendant combien de temps j'ai été dans les vapes, mais je ne pensais qu'à une chose, voir si ma famille allait bien. En montant les escaliers pour aller à la chambre, une vision d'horreur m'est apparu. Ma fille et ma femme toutes les deux allongées au sol dans une mare de sang. Des blessures sur tout le corps, leurs vêtements arrachés, des expressions faciale qui feraient peur au diable. On m'avait pris ce que j'avais de plus cher au monde. On leur avait fait endurer des épreuves inimaginable et cela a fait naître en moi un dégoût immense envers les êtres humains ainsi qu'un sentiment de vengeance à assouvir.
Je ne sais pas pourquoi il m'avait laissé en vie. Peut-être qu'il aimait cela, faire du mal à des innocents et savoir qu'un proche subit cette absence. J'enterre ma femme et ma fille je prends le large en direction du Nord. Je tourne en rond pendant plusieurs années j'essaie de survivre comme je peux. je pille, je chasse, je cultive, je m'amuse à écouter toutes les fréquences radio et ainsi de suite.
J'exerce cette petite routine pendant très longtemps jusqu'à un ou j'intercepte une transmission radio émis sur plusieurs fréquence. Elle fait part d'une région encore habitable très peu touché par les radiations et où la faune et la flore n'ont pas été totalement détruites. Il s'agirait d'une région au nord-ouest de la France avec des survivants.
J'avais déjà exploré toutes les pistes pour retrouver le meurtrier de ma famille. Mais c'est vrai qu'une région abritant potentiellement de bonnes personnes pouvait être tape à l'oeil pour lui. Je ne suis qu'à une trentaine de kilomètres. Je me mets en route non pas pour commencer une nouvelle vie, mais pour terminer la mienne.
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