Portrait de Stan "Crust" Gorski

Personnage RP · Archive Alexandria

Stan "Crust" Gorski

Saison 9 — Contamination

Décédé Décès : 26/03/2022 Survivant

Cause : S'est fait demonter sa sale gueule par un piège grenade. Il a entendu clic, a eu le temps de sortir une bière mais pas de prendre une gorgée, une vie inachevée. Désolé mes camarades de vous abandoner. Ma Capsule enfin nous sommes réunis en enfer ! Aller on va faire chier satan il en pourra plus de nos tronche ! Oi Oi

Identité

Son histoire

Je m'appelle Stan Gorski dit "Crust", j'ai 35 ans.

Voilà que je me met à écrire, c'est la meilleure celle-là. Mais j'en ai besoin. Ne serait-ce que pour laisser une trace de mon passage sur terre.

Je suis plutôt calme. Avec de l'humour et avec un esprit de cohésion. J'ai l'habitude de vivre à plusieurs. Cependant j'ai des problèmes d'alcool, que je gère de mieux en mieux. Mais le soir si je suis trop alcoolisé je peux vite devenir lourd, stupide et parfois bagarreur. Maintenant qu'il est difficile de trouver de l'alcool je suis en sevrage forcé, et cela me fait du bien.

J'étais, et par la force des choses, le suis encore : vagabond, punk à chien, avec ma fidèle chienne Capsule que je n'oublierai jamais. Toujours une bière à la main, à fouiller les poubelles, à la recherche d'un peu de nourriture. À faire la manche ou vol à l'étalage, à squater des bâtisses abandonnées. Ma vie d'avant les bombardements n'était finalement pas si différente que maintenant.

J'ai grandi dans une famille de prolétaires. Une histoire classique pour une famille pauvre. Un père alcoolique, une mère battue, des parents qui se tuent au travail, l'un au chantier, l'autre à l'usine. Nous vivions dans un petit appartement insalubre dans une cité hlm à Chernogorsk. Fils unique, j'ai toujours traîné dans la rue, pas beaucoup à l'école. Une vie de merde.

À 16 ans, j'ai quitté le foyer familial. J'ai vite rencontré ma chienne Capsule qui mangeait dans les poubelles d'un supermarché, depuis nous étions inséparables. J'ai commencé à traîner dans les squats ou dans des campements de fortune. Ma vie de vagabond commençait. On m'a assez vite surnommé Crust, souvent sale, toujours bourré. Beaucoup de bière, tel père tel fils, je suis devenu assez vite alcoolique. Mais aussi beaucoup de rires, de joie, beaucoup de concerts, de pogos, dans les caves humides des squats. À cette époque, la contre-culture punk venait d'arriver sur les plaines d'Alexandria, nous étions fan de tout ces groupes punk anglais ! Nous adorions aussi participer aux manifs et danser entre les lacrimos que les flics nous lançaient dessus. J'ai pris un malin plaisir à me bastonner avec les flics et les fachos. Cette vie me plaisait malgré certains moments difficiles dans cette société qui me dégoûtait. Je me retrouvais donc souvent en situation d'illégalité, je n'avais pas une haute estime des représentants de la loi. J'avais peu d'argent mais toujours un toit et de quoi manger, pour Capsule et moi. Toujours des camarades clochards, hippis, anarchistes ou punk pour ne pas être seul et survivre dans la jungle urbaine et capitaliste que nous connaissions.

Juste avant les premiers bombardements je suis aller m'isoler à la campagne dans le but de me sevrer. Après plus de 10 ans d'alcoolisme j'ai décidé de calmer ma consommation, je voyais mon père en moi, je ne m'aimais pas. J'étais donc dans cette roulotte abandonnée en lisière de forêt. Je buvais de l'eau de source et j'ai appris à chasser et pêcher avec Capsule, sans elle et son instinct de chasse je n'aurai jamais tenu. Cette retraite m'a appris à me débrouiller seul, hors de la ville et de la société industrielle dont je dépendais, j'étais super fier de moi, je me sentais revivre. Chaque semaine je diminuais un peu plus ma consommation d'alcool, je retardais l'ouverture de la première bière au plus tard possible dans la journée.

Une soirée d'octobre 1983, vers 20h, cela faisait 6 mois que je m'étais retiré de la ville. J'étais adossé contre ma roulotte et alors que j'ouvrais ma premiere bière de la journée, une immense explosion éclaira le ciel noir, au niveau de Chernogorsk. J'ai paniqué, "mais que se passe-t-il ?". Capsule s'est mise à aboyer sans s'arrêter, avec la queue entre les jambes. J'ai allumé la petite stéréo à pile que j'avais avec moi. Sur les ondes, plusieurs annonces d'évacuation soutenue par des troupes de l'ONU, du gaz toxique était aussi évoqué, je ne comprenais rien. D'autres explositions ont eu lieu, plus loin, dans d'autres villes. Cela faisait penser à des bombardements. La plaine d'Alexandria était en feu. Quelques instants plus tard ma petite stéréo a cessé de fonctionner, comme tous le reste, mais je ne l'ai su que plus tard.

J'ai décidé de retourner à Chernogorsk pour y retrouver mes camarades, en espérant qu'ils soient vivants. Je n'ai pas pu atteindre la ville, elle était enveloppée d'une brume jaunâtre qui avait l'air dangereuse, les gens mourraient. Avec Capsule nous avons erré pendant deux mois en cherchant un endroit qui ne subit pas de bombardement, en vain. Pendant cette période, nous avons éviter le plus possible les contacts avec d'autres personnes, car beaucoup sont armées et sur les nerfs. J'ai vu plusieurs personnes se faire tuer pour une boîte de conserve.

Dépité d'avoir tout perdu, je décide de retourner à ma roulotte, au moins l'endroit est sûr. Sur le chemin du retour Capsule se met subitement à courir en direction d'une station service. Je l'appelle mais elle ne revient pas. J'entends un coup de feu. Je cours dans sa direction en imaginant le pire. En arrivant je la vois, par terre, en sang. À première vue il n'y a personne d'autre. Je la prend dans mes bras, je pleure, je l'implore de ne pas mourir, je lui répète qu'elle aurait du revenir quand je l'ai appelé, "pourquoi tu n'es pas revenue? Ne me laisse pas Capsule, s'il te plaît !". Elle meurt dans mes bras. En relevant la tête, je vois au travers de la vitre de la station, deux enfants, une fillette et un garçon qui tient un revolver dans sa main. Ils me regardent en tremblant et finissent par prendre la fuite. Je suis tellement au fond du gouffre que je n'ai même pas la force de les poursuivre. Je reste là avec Capsule, inerte, dans mes bras. Je m'endors à même le sol.

Le lendemain matin je me réveille, avec Capsule morte à côté de moi. Je réalise ce qu'il s'est passé, ce n'était pas un rêve. Je pleure, je m'énerve, je rue de coup tout ce qui m'entoure, je détruit le peu qu'il restait de cette station service. Une fois calmé, je remarque qu'il y a un bout de papier à l'endroit même où je me suis endormis. Il y a quelques choses de griffonné dessus, une écriture d'enfant : "Pardon d'avoir tué votre chien, nous avons eu peur, pardon." Sur le dos de ce bout de papier il y avait une autre inscription : "Topolin, ville encore debout, des survivants". Ce n'était que des enfants, ils ont eu peur, que puis-je faire ? Je décide de faire un bûcher et de brûler Capsule, je récupère ses cendres et vais les répendre dans la rivière où nous nous abreuvions, à côté de la roulotte.

Je sors le bout de papier de ma poche. Je suppose que c'est la seule chose qu'il me reste à faire, rejoindre Topolin et espérer que des survivants s'affairent à reconstruire la ville sans se tirer dessus. Et j'espère qu'il y aura de bière bordel !

PUNK'S NOT DEAD !

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