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Personnage RP · Archive Alexandria
Identité
Warren Fluss est un homme de 22 ans, et habite en banlieue de Prague, à Branik, depuis sa naissance.
Son enfance fut heureuse, mais stricte. Elever dans une famille de pauvre d'esprit, Warren reçut une éducation militaire. Sans doute l'héritage d'une vie qu’aurait voulu vivre son père. Levé aux aurores, repas, sport, ménage, sport, repas, couché. Le quotidien n’était jamais propice à l’ennui, et pourtant son cerveau s’ennuyait.
D’ailleurs de son enfance, c’est tout ce qu’il retiendra, l'ennui.
Son père, Jorgen, était un homme gras, violent et stupide. Sa mère, Liza, était blonde, grasse elle aussi, et pas plus intelligente que son mari.
Warren méprisait ses parents, la vision de ces deux gorets s’empiffrant de nourriture tout en déblatérant contre le parti, contre le voisin, contre les riches, contre les pauvres, lui soulevait le coeur. Sachant depuis petit, notamment grâce ou à cause des nombreux coups de ceintures, que tout conflit avec eux serait stérile, il se débrouillait pour toujours faire bonne figure.
C’est à son adolescence que Warren s’intéressa à la politique. Il se mit à lire des livres, des manifestes politiques et plus particulièrement communistes. Tout ça, il le faisait en se cachant, car ces parents étaient absolument contre toute forme d’utilisation de son cerveau à d'autres fins que manger ou chier, il les savait capable de le battre ou le faire battre par les camés du voisinage, et pire encore ils avaient peur que ça le rende homosexuel.
Au collège, beaucoup de choses changèrent pour Warren. Rayonnant d'intelligence autour des abrutis incultes, il se rapprocha des jeunes qui comme lui portait les intérêts du parti dans leur coeur. Warren créa un club restreint, dans lequel ses plus proches amis organisaient, dans le plus grand secret, des actions contre les étrangers considérés comme menace présente dans « sa » ville. Un jour ils tuèrent un noir, un clochard polonais. Ils s'amusèrent avec le corp, lui coupèrent les cheveux, prenant des photos. L'un d'entre eux lui pissa dessus. Ils ne prirent même pas la peine de l’enterrer. Le corps fut retrouvé quelques mois plus tard, mais Warren ne fut jamais inquiéter.
Élève exemplaire et sportif accompli, Warren part à la fin du collège suivre des études de médecine à l’université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg à l’âge de 17 ans. Il mit de coté ces convictions politiques, et se plongea corps et âme dans ces études.
« Aide-toi et le Parti t’aidera »
À ces 20 ans, le 11 juin 1993, alors qu’il fêtait son anniversaire dans un bar de Prague, en compagnie de quelques putes, il fît la rencontre de Joachim Kaplov, un Russe-allemand qui effectuait la fonction de camarade secrétaire général pour le parti, à Nadbor.
D’abord soucieux à propos de cet homme plus vieux qu’il n’avait jamais rencontré au préalable et qui semblait être quelqu’un d’important et très mystérieux, Warren tomba rapidement sous le charme en l’écoutant parlé de partage des richesses et de bataille idéologique. Tous deux hommes intelligents et éloquents, Joachim et Warren nouèrent une amitié indéfectible.
Quand, un soir d'hiver 95 Joachim lui proposa par téléphone de rejoindre les troupes Tchèques indépendantistes d’Alexandria, afin de les soutenir contre l’extension Allemande et Autrichienne, Warren n’hésita pas une seconde.
Au diable les études, il fît ces bagages, jeta le « manifeste du Parti Communiste » et des clopes dans son sac, s’habilla rapidement, nettoya son arme, la jeta elle aussi dans son sac, et sortit de sa chambre de bonne. En arrivant dans la rue, une voiture l’attendait, il fît un signe de tête au chauffeur qui le lui rendit puis monta dans la voiture. Ils prirent la direction de la gare, durant le trajet le chauffeur lui adressa quelques mots.
« Camarade Warren, vous allez rejoindre le camarade secrétaire général de Nadbor, Joachim Kaplov. Il vous attendra en gare de Volary, au sud du pays. »
Puis il lui tendit un billet de train.
Durant tout le trajet en train, le coeur de Warren se serrait. Lui qui ne connaissait que l’ennui, était enfin dans l’oeil du cyclone de quelque chose de beau.
Une fois arrivé en gare de Volary, Warren retrouva le camarade Joachim. Tout deux montèrent dans une belle voiture noire avec chauffeur. Mais le trajet ne se déroula pas comme prévu. A peine assis, une main équipé d'un mouchoirs trempé de chloroforme vint se poser fermement contre le nez de Warren. Celui-ci se reveilla, allonger, presque nu dans un champ. Le cerveau embrumé et pleins d'interrogations, Warren accusait le coup.
« Où est-ce que je suis putain.. »
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"Journal de Warren Fluss page 1,
Voilà deux jours que je suis arrivé à Nadbor. J'y ai fait la rencontre de plusieurs hommes, dont Mr Vlad, le nouveau maire. Quand je lui ai parlé du camarade Joachim Kaplov, lui et son ami Nikolas (un militaire qu'il appelle mon père, très étrange ils ont le même âge) m'ont répondu quil était mort, un empalement sur un panneau de signalisation... Étrange... Il faut que je mène l'enquête, j'ai l'impression qu'on ne me dis pas tout...
J'ai pris la direction d'un complexe médical. Quelques aménagements sont nécessaires, et du nettoyage. Il y a tellement de sang séché ici qu'on croirait qu'une tuerie a eu lieu... Je retourne à mon inventaire, j'espère servir à quelque chose ici...
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 2,
Voilà cinqs jours que je suis ici à Nadbor, pardon Boissy. Aucun survivant ne passe par ici, il faut dire que les animaux sauvages, le mauvais temps et les stigmates de la guerre ne rendent Boissy que très peu charmante.
Et puis voilà qu'un bouseux s'approche. Il s'appelle Laurent Omadi, un berger francais, ou un docteur arabe, je n'ai pas bien compris. Il veut s'installer ici, je comprend pas pourquoi. Et puis après tout je m'en fou. Tout n'es qu'ennui ici..
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 3,
A peine une semaine que je suis ici, à Boissy, et déjà beaucoup de choses ont évolué. Une armurerie, un boucher et Mr Laurent qui s'installe, c'est parfait. Un peu de monde ça ne fera pas de mal, le temps est à la reconstruction, et à l'échange.
J'ai entendu qu'un certain Menenmerguez avait ouvert un hopital, à Tarnow. Peut-être un camarade aussi ? J'irai voir.
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 4,
J'écris ces quelques lignes à la hâte, je suis excité par le devenir de cette région.
Laurent est un idiot, mais il va me servir, il va servir le parti. Qu'il le veuille ou non. Nous sommes aller à Tarnow, rencontrer le fameux docteur Merguez. C'est un égocentrique, petit, courbé, et il sent fort de la bouche. Une horreur. Ils nous as mis un gros coup de pression avec ces amis clochards. Decidement cette région n'a pas grand chose à voir avec ce que Joachim Kaplov me decrivait. Nous sommes rentrer fissa à Boissy.
Pendant le voyage, l'autre idiot de Laurent à attraper une saloperie, une maladie comme j'en avais jamais vu. Surement une infection sanguine, je sais pas, il à l'air vraiment mal. Une tonne de médicament n'ont pas réussi à le guerir. et puis soudainement, alors qu'il était à deux doigt de la fin, que je m'appretais à faire un massage cardiaque, plus rien. Guéris. Très étrange. Je vais lui faire un prélèvement sanguin, et voir un peu ce qu'il cache, ce Laurent.
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 5,
J'ai peur, et je suis seul. Laurent à disparu, voilà maintenant une semaine que je n'ai pas de nouvelles de sa part. La dernière fois que j'ai entendu sa voix, c'était à la radio. Une attaque de loups, un morceau de jambe en moins. Il n'arretait pas de gueuler.. Et puis l'assassinat.. Quelle horreur, j'en suis vraiment capable..
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 243,
Sam et moi avons mis la main sur le prêtre de Sitnik, Bondislav, un de ceux qui souhaitaient une croisade contre Boissy. On l'a intérrogé, il à nié jusqu'au bout, Sam lui à mis une balle dans le crâne. Je l'ai découpé.. J'en ai gardé un bout, pour faire passer un message. La traque ne fait que commencer.
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 250,
Page déchirée
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"Journal de Warren Fluss page 251,
C'est le gros bordel, un message enregistré est diffusé depuis hier sur toute les fréquences radio. Un décompte. Tout les Alexandriens doivent se diriger impérativement vers les zones d'extractions, et attendre.. Je suis seul. Sam a disparu, il a dû rejoindre Shun je pense. J'espère qu'il va mieux, la perte de son frère Sienny, la disparition de Boissy, tout ça l'ont rendu un peu fou. Enfin.. Il faut que je me barre d'ici, les explosions, le gaz, tout ça ne présage rien de bon. Bordel faut que je me grouille..
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 252,
Après un jours de marche, me voila à Gieraltow, in extremis.. Arrivé dans la zone d'extraction, des militaires me jete dans un hélicoptère sombre, sans d'autre explication que "GROUILLE TOI !".
Une fois dans les airs, je constate que je ne suis pas seul. Il y a avec moi 5 autres types, nous faisons connaissance rapidement, mais les militaires présent nous demande de la fermer, alors on regarde le sol et on attend. Je ne sais pas où nous allons, j'ai peur, j'ai faim, et Boissy me manque. Dire que j'ai même pas pu fermer ma pharmacie.. Je vais tenter de dormir un peu.
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 278,
Nous voilà arriver à Belgrade, cela fais un peu plus d'un an qu'Arnold, Aldo, Bao, William, Jean-Jacques, Pablo et moi survivons ensemble. La vie est pleine de surprise, les survivants d'Alexandria se sert les coudes, alors que quelques mois plus tôt, les meurtres et disparitions étaient monnaie courante.. Enfin.. C'est du passé maintenant..
Mes camarades et moi suivons un certains Petrov depuis notre fuite de Szeged.
Petrov c'est un Bulgare que nous avons rencontré au camp de Szeged, là où l'hélicoptère nous as déposé en partant d'Alexandria. Nous avons rapidement sympathisé lui et moi. C'est même lui qui nous a permis de nous enfuir de se camp.. Faut dire qu'il nous en doit une, sans mes camarades et moi il serait sûrement crever à l'heure actuelle.. Il a une maladie, la meme que Laurent à l'époque, il boit sans arrêt, son sang ne coagule pas, ces yeux s'éclaircissent.. Je ne sais pas si il tiendra encore longtemps, cela fait plusieurs jours que ces grognements de douleurs se font de plus en plus nombreux.. Dernière nuit de sommeil ici à Belgrade, et nous reprendrons la route demain..
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 280,
Petrov est mort la nuit dernière. Noyé dans son sang et son vomi, je n'ai rien pu faire. Avant de crever il aurait donner aux autres une carte, avec une province entouré "Dolbricht". J'ai l'impression que c'est là qu'il nous emmenait. L'ambiance est grave aujourd'hui, Petrov faisait parti intégrante de notre groupe. Mais soit, ce ne sera pas la première personne qui meurt.. Sienny, Sam et les autres.. Certaines nuits mes rêves me rappellent ma vie à Alexandria.. Enfin.. Nous reprenons la route aujourd'hui. J'ai hâte de voir où Petrov nous emmenait. Je prie pour toi Camarade.
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 290,
Nous voilà arrivé, enfin. Après plus d'un an de marche, de maladie, de chasse, nous voilà enfin arrivé.
Ces dernières semaines ont été compliquées. Arrivé en Roumanie, mes camarades et moi sommes montés dans un camion qui allait en direction de la frontière Bulgare. Le chauffeur, un chauve a qui il manquait quelques dents étaient très antipathique. Il ne parlait que très peu, et avait une fâcheuse manie de se caresser l'entrejambe en nous regardant avec un air lubrique. Il était accompagné de deux hommes, on aurait dis des jumeaux tant ils semblaient être fait du même moule. Petit, trapu, à l'air patibulaire. Le voyage se fit dans le silence, seul William essayait de détendre l'atmosphère avec quelques blagues salaces, mais sans succès. Arrivé à la frontière, le chauffeur s'arrêta. Il se tourna vers l'arrière du camion bâché et nous dévisagea un par un. Il attend de l'argent, ou une contrepartie que je n'ose imaginer. Nous refusons, et lui expliquons que nous n'avons rien de valeur sur nous. Furieux, lui et ces deux homme de mains sortent des fusils, et nous braquent. Ils nous font descendre du véhicule, nous dépouille et repartent en riant et nous insultant. Nous voilà dans de beaux draps.. Ils nous restent la carte, mon journal, et quelques médicaments. Nous nous reflétons en route.
Après une nuit et deux jours de marche le ventre creusé et la gorge sèche, la fatigue se fait ressentir. Le regard de mes camarades est triste, l'espoir s'éteint petit à petit..
Je sens que la fin est proche camarade, si proche du but..
Adieu,
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 283,
Hier nous avons trouvé un cadavre, plutôt frais. Un homme d'une quarantaine d'années je dirait. Peut importe, son sac pleins de bouffe, c'est la seule chose qui nous intéressent. Il y a même une bouteille de Vodka, presque pleine et coupé à l'eau, mais ça nous réchauffent le cœur. L'hiver est rude par ici.. Putain il fait si froid.. Nous nous sommes arrêtés pour manger et boire. Notre petit groupe va mieux.
Après une courte nuit comme depuis des mois et des mois, nous nous sommes remis en route. Et nous voilà arrivé, enfin je crois. Un énorme mur, avec un trou dedans. Ça me rappelle cette station spatiale prêt de Gliniska, avec cette fusée énorme et les montagnes de cadavres entassés.. Quand j'y repense, je frissonne, et ma gorge se serre.. C'est du passé maintenant.. J'écris ces lignes alors que nous nous apprêtons à entrer dans se territoire, j'espère que nous trouverons la paix, et des femmes. Ça commence à faire un bail..
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 284
Il s'en est passé des choses.. Plus de nouvelles.. Des cadavres.. La forêt m'appelle.. Elle me parle.. Parfois je la regarde des heures sans penser à rien, comme hypnotisé.. Je n'ai plus de médicament, mes angoisses reviennent, elles ne me lâchent pas.. Il faut que je dorme..
W.F"
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"Journal de Warren Fluss page 290
Me voilà heureux, quelle chance inoui d'etre ce que je suis, moi. Mes craintes s'envolent, mes doutes comme des voluptes de fumée s'efface à mesure que le temps avance. Il est si long.. J'aime tout et tout m'aime, je n'ai plus peur.. Je n'ai jamais eu peur, mes amis sont avec moi je ne porte plus rien, mes plaisirs n'ont aucun goûts. Veronica, me manque, me parle, Joachim quel salaud il est parti avant même que je n'arrive, j'ai lu que seul lui pouvait me sauver, c'est incroyable. Les polonais sont loin, la pharmacie aussi. Nadbor Boissy quelle vaste blague, et Kamensk, Alexandre, quelle bande d'ingrat.. Je ne les reverrais plus. Ma couronne me sied à merveille, pleine d'or et de métal, seul moi la mérite.. Le goût de la haine ne m'atteins plus, le goût du sang non plus.. Je n'attend plus j'agis, quelle honte, le paradis est ici, Veronica merci tu me manques, le roi c'est moi, et le malheur m'attend et m'évite.
Au long du lac se brisent les vagues de nuages
Les deux soleils jumeaux meurent sur ses rivages
Et les ombres s'allongent
Sur Carcosa
Si étrange est la nuit sous les étoiles noires
Si étranges les lunes tournant au ciel du soir
Mais plus étrange encore
Est Carcosa
Les chansons qu'aux Hyades un jour on chantera
Là où flottent en bruissant les guenilles du Roi
Doivent mourir sans bruit
Dans Carcosa
Ma voix déjà se meurt et le chant de mon âme
Doucement s'évanouit comme sèchent les larmes
Qu'on n'a jamais versées,
À Carcosa.
La suite est incohérente, et les pages qui ne sont pas déchirés ou taché de sang, sont remplis de signes et dessins malsains, incomprehensible et obscène.
Identité
permet la réanimation RP
Parcours collectif
Pharmacie
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