Portrait de André Ramiro

Personnage RP · Archive Alexandria

André Ramiro

Saison 11

Vivant Policier

Identité

Son histoire

Je m’appelle André Ramiro je suis né en 1960 à Rio de deux parents Brésiliens : João et Julia.

Mon père était vendeur de fruits et légumes sur le marché, et tenait un petite épicerie plutôt fréquentée dans la favéla.

Ma mère, elle ,était institutrice a dans une école de la ville, mais pas celle de son fils; elle disait : « je ne veux pas être au courant des petites bêtises que tu fais à l’école ».

 

Durant une époque de paix relative, en tout cas dans le reste du monde. 

Le Brésil, faisait face à la montée fulgurante de la criminalité.

En effet à l’époque la pauvreté était partout, déjà, et l’année de mes 4ans, l’armée a pris le pouvoir grâce à un coup d’état justifié par la « menace communiste ».

 

La situation dans le pays était désastreuse et très tendue, et ça n’allait pas s’arranger de si tôt.

J’ai grandi dans un climat de peur jusqu’à mes 20ans. Au milieu d’une ville sale et délabrée, en proie à la misère sociale, économique et à la dictature. Partout les gens perdaient espoir face à la mort, la famine et la violence quotidienne.

La drogue avait pris une place énorme dans la société, sans doute pour oublier la torture, les arrestations à répétition, en bref l’oppression.

Même mon père avait été séquestré et battu durant plusieurs heures, sur son lieu de travail, avant d’être envoyé dans un centre  où il fut de nouveau torturé sur de simple soupçons.

Cette expérience nous as marqués à tous, mais du haut de mes 7ans je n’y compris pas grand chose et n’ai rien pu faire pour l’empêcher, évidemment.

 

Suite à cet événement, mon père avait développé comme beaucoup à l’époque une haine profonde pour la police, l’armée, en bref tout ce qui pouvait représenter l’autorité en place.

 

Malgré le contexte, mes parents ont réussi mon éducation et j’ai eu accès à un bon enseignement, j’étais plutôt bon élève, je n’étais pas un enfant à problème. J’étais très bon en sport et je rêvais d’être footballeur jusqu’à mes 17ans au moins.

J’avais de bons amis et même un copine Thaïs que j’avais rencontré en 1974 dans mon quartier.

Nous avons immédiatement été très amoureux l’un de l’autre.

Nous avons passé 4ans de bonheur, 4ans a grandir ensemble, a éviter le contexte, grave et morbide dans lequel nous évoluions.

 

Malheureusement, un soir d’été en 1977 je raccompagnais Thaïs, nous avons été pris à partis par un groupe de jeune certains plus petits que moi, d’autres plus âgés. 

Ils étaient tous complètement drogués, inconscients et surtout dangereux.

Ils ont essayé de tirer le sac de ma petite amie après lui avoir fais plusieurs réflexions insistantes. 

J’ai couru après les type tenant Thaïs par la main, j’ai fini par en attraper un, celui qui avait le sac, mais il a gifflé la fille que j’aimais avant de sortir un cran d’arrêt de sa poche et de nous menacer avec.

Mais  à l’époque j’avais toujours une arme sur moi aussi, une petite lame pour me défendre et me demerder dehors.

Alors j’ai immédiatement attrapé mon couteau et j’ai tailladé le gars au bras, il est tombé avec le sac de Thaïs et s’est mis à me regarder stupéfait.

Il avait les yeux grand ouverts et injectés de sang, les autres se sont retourné et l’un d’entre eux m’a dit : « T’aurais jamais dû faire ça le cafard, vous allez morfler toi et ta pute. »

J’ai mis ma bien aimer derrière moi pour tenter de la protéger mais il m’ont lynché devant elle avant de me laisser pour mort dans la rue. 

Ils sont partis avec Thaïs, il l’ont kidnappé et elle a disparue. 

Deux semaines plus tard, des gars de la favéla avaient retrouvé un corps de jeune fille carbonisé dans une poubelle, elle avait subit les pires sévices avant d’être froidement abattue d’une balle dans le crâne.

Elle était méconnaissable, mais beaucoup en ont déduit qu’il s’agissait de ma Thaïs même si j’ai mis longtemps à y croire moi aussi.

 

Cette affaire m’a fais changer à jamais et prendre un tournant radical dans ma vie.

Le sport a pris une grande place dans mon quotidien, je ne me reposais que très peu. 

J’évitais mes parents, mes amis et je pensais à la vengeance du soir au matin.

J’étais dégoûté par mon pays et désormais j’étais forcé d’affronter la réalité en face.

J’étais seul face à toute cette merde et personne n’allais faire les choses à ma place.

 

En 1978 fut créée la B.O.P.E, un branche de la police militaire Brésilienne.

Un groupe d’intervention ultra violent qui agis au sein même des zones dites de non droit.

Lutant contre le trafic de drogues et d’armes en tout genre, mais semant la controverse et la mort lors d’interventions musclés.

On parlera plus tard de torture, d’exécutions sommaires et arbitraires, d’une immunité totale pour la police et l’armée.

A l’époque je ne savais rien des dérives de cette unité fraîchement créé. 

De toute façons, j’étais tellement en colère que même si j’avais su, ma décision aurait été la même: je voulais intégrer la B.O.P.E.

Au grand désarroi de mon père qui haïssait l’autorité depuis longtemps.

 

A 18ans, je défendais le corps policier brésilien corps et âme, malgré la haine que ma famille leur portaient. J’étais devenu un fervent opposant à toute sorte de stupéfiant et j’avais une haine profonde pour les criminels violent, les détraqués qui arpentaient nos rues, mes rues.

J’étais bagarreur, belliqueux et prêt à tout pour en quelque sorte, accomplir ma vengeance.

Je passais mon concours pour entrer dans la police militaire et ainsi pouvoir postuler à la B.O.P.E.

Ce tout nouveau service voulait des jeunes gens motivés, entraînés, et invincibles.

J’avais tout pour répondre aux critères.

Et après des épreuves plus que rude lors de l’admission, j’ai fini par devenir l’un des premiers membres de la B.O.P.E. Et l’un des plus jeune a seulement 20ans.

 

En 1980, ma vie prenait donc un nouveau tournant, je participais à des opérations spéciales dans les favélas mais je découvrait aussi l’envers du décors.

J’étais prêt à tuer, c’est vrai, j’avais la haine, et j’étais préparé à la guerre. Mais je ne pensais pas qu’on allait, torturer exécuter, massacrer de manière quasi arbitraire dans les quartiers qu’à la fois je chérissais et détestais.

Mes parents vivaient toujours dans les Favélas, ça aurait pu être eux.

Ces gamins, fauchés et perdus, ça se voyait dans leurs yeux. Quand ils imploraient notre pardon.

L’environnement, la faim, l’abandon, la drogue, tous les mauvais choix qu’un gosse seul pouvait faire… et où ça les menait irrémédiablement. 

Le traitement qu’on leur infligeait, était inhumain. Parfois je n’avais aucun remords et ces ordures l’avaient bien mérité , mais il y a certaines instants dont je me rappellerais toute ma vie, des images dont je me souvient chaque nuits.

J’ai fais d’horrible choses, qui m’ont rongées l’esprit pendant un certains temps, mais ces horreurs m’ont habitué aux atrocités qu’on allait tous devoir affronter ensuite.

 

Les tentions entre les USA et L’URSS se sont accentués et ont menés à un conflit.

Nous avons étés envahis par les soviétiques. Nous avons dû défendre notre pays au côté des américains, qui pourtant nous avaient abandonnés et laissés à la ruine.

Peut être avaient ils trouvés le prétexte pour entrer en conflit.

Le monde entier fut entraîné à nouveau dans une guerre sanglante, un guerre avec son lot d’horreur, dont j’ai été aux premières loges.

Durant les premières années de la guerre, mon père a été abattu par des Russes, et m’a mère est morte de chagrin quelques semaines plus tard. On ne m’en a informé que tardivement et je n’étais pas en position de leur rendre hommage alors j’ai pris sur moi.

Je me suis fais de nouveaux amis au front, durant ces 6ans de bataille. De nouveaux frères d’armes, que j’ai perdus, y compris les anciens de mon unité à la B.O.P.E.

Ils sont tous morts ou ils ont disparus.

 

Quand les soviétiques se sont retranchés en Europe, j’ai immédiatement cherché à quitter le Brésil. Alors j’ai accompagné les soldats américains dans leur combats. Après avoir rendu hommage à mes parents chez eux, je n’avais plus aucune attache dans mon pays d’origine et je devais effacer de ma mémoire mon passé douloureux.

La guerre faisait rage et les combats étaient rudes. Mais jamais on aurait cru ce qui allait se passer là bas si on ne l’avait pas vu. 

 

L’hiver 1988 a été particulièrement dur, la guerre durait depuis trop longtemps, les soviétiques nous ont alors envoyés des « supers soldats », complètement acharnés, des surhommes. L’europe était à feu et à sang. La violence du conflit n’a fais que s’intensifier mais nos troupes n’ont pas reculées pour autant, on s’est retrouvé complètement acculés en territoire ennemi. 

Encerclés par des soldats drogués jusqu’à la moelle, moi qui entretient une haine profonde pour se genre de substances… 

J’ai cru devenir fou. 

J’ai peut être perdu la raison pendant un moment, a certains instants je n’étais que physiquement présent et nombres de mes souvenirs ont disparues de ma tête, comme si ils n’avaient jamais existés.

Je ne me rappelle pas de toute cette période.

 

Quelques années plus tard, en 1993 j’étais dans un détachement en Ukraine quand on a perdu contact avec nos supérieurs. Je me suis retrouvé dans un pays inconnu, avec des « soldats » de tous horizon, livrés à eux mêmes. 

Des jeunes gens avaient été enrôlés contre leurs grès, des étudiants américains, des cubains des français.

Et des rumeurs circulaient, comme quoi un nouveau type de soldats encore plus effrayants étaient de la partie. 

Certains disaient qu’ils s’agissait des mêmes qui avaient en quelque sorte « mutés ». 

L’armée rouge avait perdu le contrôle sur une grande partie de ses combattants, semblables à des animaux, animés par la faim, poussant des grognements. Il se retournaient contre leur camp et ils étaient résistants, tellement résistants…

Très vite, les rumeurs se sont confirmées et ce conflit qui n’avait pas lieu d’être a encore perdu de son sens.

En plus de leur résistance hors du commun, leur mutation était contagieuse, lorsqu’on se retrouvait à leur contact, il fallait éviter les griffures, les morsures si on ne voulais pas se retrouver dans le même état qu’eux.

La guerre venait de prendre un tout nouveau tournant. Les civils soviétiques avaient tout autant peur de leurs soldats que nous, on ne savait plus qui était l’ennemi ou s’il y en avait réellement un.

Nous n’avions plus aucune nouvelles de l’extérieur, aucun moyen d’avoir des informations sur la situation mondiale, nationale ou même d’être tenu au courant de l’avancée des troupes et de la ligne de front.

 

Au bout de plusieurs semaines perdus en Ukraine, sans même savoir ce qu’on y faisait, sans nouvelles de l’état major nous avions commencé à agir différemment.

Avec une partie de mon unité, nous avions rencontré un groupe de survivants. Ils étaient fermiers et fuyaient la guerre ou tentaient de se cacher des soldats drogués.

Durant plusieurs années, mon unité et moi allions chercher des provisions en pillant des magasins ou en posant des pièges à petit gibier dans les ruines d’un ancien village..

Mais nous avons perdu tant de soldats… 

Des hommes embusqués, ses saloperies de drogués titubants à tous les coin de rue , la faim, la maladie.

Tout dans ce monde était devenu hostile.

On avait réussi à capturer un drogué.

Cette merde était incapable d’aligner deux mots, il bavait et grognait comme un chien enragé. On a rien pu en tirer.

 

 

Nous n’avons jamais pu sortir de l’Ukraine. Beaucoup de mes compagnons d’armes y sont tombés, presque tous. De même pour les civils qui nous accompagnaient. Certains sont partis, ou ont mutés, d’autres sont mort ou ont tout simplement disparus.

Il fallait se rendre à l’évidence la guerre était finie en quelque sorte et nous n’étions plus que de pauvres âmes errantes tentant de survivre à notre sort.

 

Après tant de pertes, je ne me voyais pas rester en compagnies de ces hommes et femmes qui m’étaient quasiment inconnus et qui avaient tant perdu. 

Alors j’ai décidé de partir de mon côté, laissant derrière moi les autres survivants.

J’ai regretté cette décision à n’en plus dormir pendant plusieurs long mois.

J’ai passé tellement de temps à errer seul, à survivre et à m’habituer au nouveaux monde et à ces dangers…Cette période a sans aucun doute duré plusieurs années.

 

En l’an 2000, je venait d’avoir 40ans.

J’avais la ferme intention de vivre. Vivre au milieu du chaos, certes, mais j’y était habitué depuis l’enfance.

J’avais perdu tous ceux que j’avais autrefois aimé , j’étais un « sans nation » perdu au milieu de l’Europe, sans personne sur qui compter.

Je rencontrait de moins en moins de survivants au fil du temps, et le peu que je croisaient était soit potentiellement dangereux, soit trop apeuré pour échanger avec moi.

J’avais encore du mal à me faire comprendre, je n’avais jamais eu l’occasion d’apprendre la langue du pays.

J’ai passé de longues années sur les routes, seul, en continuant de m’adapter au monde qui m’entourait.

Je connaissait par coeur le monde extérieur et je savais comment me cacher des mutants, comment me battre contre eux en évitant les blessures, comment me nourrir de ce qui m’entourais, j’étais un véritable expert en survie mais mon sentiment de solitude ne faisait que se renforcer…

 

Et une nuit d’hiver en 2006, Dieu avait mis sur mon chemin une grange. Grange qui n’avait rien de spécial au premier abords, alors comme à mon habitude, je me suis assuré que l’endroit été assez sécurisé pour y passer la nuit, puis je m’y suis reposé auprès d’un feu.

Un homme m’observais mais je n’en savais rien, cet homme c’était Mathias, un militaire soviétique qui avait déserté.

Il s’était lui aussi réfugié dans cette grange  et en avait fais son campement depuis plusieurs semaines. 

Quand il est sorti de l’obscurité arme en main, j’ai cru que c’était la fin de ma vie.

Il m’a ligoté, délesté de mes armes et a commencé à discuter avec moi.

La conversation était étrange, je ne parlais pas encore parfaitement l’Ukrainien et je ne connaissait pas un mot de russe.

Il n’avait pas confiance en moi, de même que j’étais persuadé qu’il allait finir par m’abattre ou pire…

Finalement il m’a gardé auprès de lui plusieurs jours, m’obligeant à prendre mes risques à sa place.

Je fouillais des campements abandonnés, le débarrassais des mutants et je savais que j’avais constamment une arme braquée sur moi. 

Un jour, trop occupé à me tenir en joue, Mathias a été pris par surprise par un mutant. 

J’ai d’abord tenté de fuir, mais en regardant en arrière je ne pouvait pas m’empêcher de penser qu’il était peut être l’un des derniers humains que j’allais croiser. Après tout, je comprenait sa méfiance envers moi et il ne m’avait pas maltraité ni tué.

J’ai alors fais marche arrière, j’ai mis de côté ma haine des soldats soviétiques et je l’ai aidé à se sortir du pétrin dans lequel il s’était fourré. 

Il a sans doute compris que je ne lui voulais pas de mal suite à cet événement. J’ai pu être « libéré » et j’étais désormais un allié plus qu’un danger.

Nous avons passé plusieurs mois ensemble, à apprendre à se faire confiance à survivre en veillant l’un sur l’autre.

Mathias m’a aidé à combler mes lacunes en Ukrainien et au bout de quelques mois seulement je pouvais entretenir une conversation fluide avec lui.

Il finira pas m’expliquer qu’il tentait de rejoindre un campement, avec des survivants, enfin, d’autres survivants.

Ces gens étaient d’après lui assez organisés et nombreux, cette communauté pourrais peut-être nous accueillir.

J’avais bon espoir que nous puissions trouver cet endroit et qu’il tenait encore debout. Alors j’ai accompagné mon ami le déserteur dans sa quête et nous sommes partis en direction de la région d’Alexandria.

 

Après une marche interminable de plus d’un an, nous avons fais connaissance au travers de contrées toutes plus dangereuses et repoussantes les unes que les autres. Puis, finalement, nous sommes parvenus à Alexandria en 2008.

Nous avons passé près d’un an dans les bois au nord ouest de la région, mais un jour, Mathias a été infecté. 

Je refusais de croire ce qui était en train de se passer. 

Il était mon seul ami, le seul qui avait fait l’effort de communiquer.

Mathias était la seule personne qui m’avait fais réfléchir sur ma colère envers les soviétiques.

Il avait de la fièvre, saignait abondamment  et me suppliais de l’achever avant qu’il ne se change en une de ses choses.

Je me suis emparé de mon arme, j’ai collé le canon sur sa cloison nasale, juste entre ses deux yeux ruisselants de larmes.

A cet instant précis Mathias m’a dit : 

« Aller mon ami, t’as déjà fais bien pire pas vrai ? » 

La détonation vint terminer sa phrase comme une ponctuation. 

Un silence pesant enveloppa la pièce durant une minute mais il fut vite remplacé par des râles, ceux des mutants. 

Je n’avais même pas le temps de l’enterrer ou de me recueillir, j’avais appuyé sur la gâchette et mon ami faisait désormais parti du passé.

 

J’ai couru sans m’arrêter en pleine nuit au beau milieu des bois. 

Je ne me suis pas retourné, et en me souvenant des derniers mots de Mathias, je me rappelais de toutes les horreurs que j’avais pu commettre, celles auxquelles j’avais assisté auparavant.

Après tous ces cadavres laissés derrière moi, de bonnes personnes comme de mauvaises personnes, je me demandais vraiment si j’étais quelqu’un de bien, si je n’étais bon qu’à tuer.

Ma réflexion pris fin à la vue d’un mutant.

Je me suis rué sur lui et me suis donné pour objectif de massacrer tous les autres drogués qui erraient dans cette foutue région et d’en préserver les humains le plus possible.

 

 Mathias voulait venir ici, et je m’y retrouvais à sa place comme si son rôle avait été de m’y emmener. 

Je voulais honorer sa mémoire, je devais me battre comme je l’avais toujours fais.

De nouveau seul, j’évitais désormais le contact avec les survivants, pensant que s’ils étaient dangereux, j’allais devoir m’en débarrasser et tuer à nouveau.

J’avais également peur de dévoiler mon pays d’origine, la raison de ma venue ici en Ukraine et j’avais aussi très peur de m’attacher à quelqu’un.

 

Mais tout à changé pour moi en 2010 lorsque, lors d’une de mes marches quotidienne, j’ai aperçu d’énormes murs. 

Ceux-ci encerclaient plusieurs villes et laissaient à penser qu’elles étaient habitées. J’en était sûr, je venait de tomber sur l’El Dorado que m’avait décris Mathias.

Pris de peur pour commencer, j’ai rebroussé chemin et suis parti dans la direction opposée. Mais par la suite, plus les nuits passaient et moins je parvenait à m’endormir sans songer à ces murs que j’avais vu.

Il fallait que j’y retourne.

Quelques jours plus tard je me décidais à reprendre la route en direction de ce qui m’avait semblé être un espoir.

Seulement sur le trajet j’ai fais la rencontre de trois personnes, deux hommes et une femme, j’avais essayé de me cacher en les voyants, mais l’un d’eux m’a poursuivit.

Nous nous sommes braqués mutuellement, la tension montait et ni moi ni cet homme n’avions l’intention de baisser nos armes.

Après ça, c’est le black out. Je ne me rappelle plus de rien. Je me suis réveillé quelques mètres plus loin au sol à moitié nu. Ces enfoirés m’avaient absolument tout fauché à part les sous-vêtements.

 

Cela doit faire une demi journée maintenant que j’essaie de trouver des affaires pour remplacer celles qui m’ont été dérobés.

Plusieurs questions raisonnent en boucle dans ma tête:  

« Ces braqueurs étaient ils les résidents de ces villes emmurés où je comptais me rendre ? »

« Est ce que je devrais rester seul ? Est ce que je vais devoir tuer, encore ?! »

Identité

Spécialité

Policier