Personnage RP · Archive Alexandria
Sven Roca
Cause : J'etait Sven, le pirate rêveur.
Identité
Son histoire
Le ciel, le soleil et surtout l'océan, ce sont les premiers souvenirs de ma vie. J'étais bercé par les vagues à bord d'un magnifique voilier. J'avais une grande famille, du moins c'est comme ça que je le voyais. Je n'avais aucun lien de sang avec aucun des hommes sur le navire. Je suppose qu'ils m'ont juste trouvé quelque part, je n'étais qu'un simple bébé abandonné. Le capitaine du navire était comme mon père, il s'appelait Roger Roca, j'ai même hérité de son nom de famille. Sur le bateau, il y avait un autre enfant recueilli comme moi, Badger. On était un peu comme des frères sur le bateau. Tout le monde s'est toujours bien occupé de nous, même si c'était des pirates.
Nous arborions le pavillon noir avec fierté, Roger était un pirate reconnu sur les mer, la marine des différents pays était à nos trousses. Toute les villes côtières des mer du nord avait déjà entendu le nom de Roger Roca, un peu comme une légende urbaine. C'était mon modèle. En y réfléchissant, il avait un peu tout des préjugés sur les pirates. Un chapeau, une épée et un pistolet. Il rigolait souvent en disant que cette ressemblance avec les idée reçu lui valait sa réputation. Cependant son épée n'était pas là que pour faire jolie, il savait très bien la manié. Dans mon cerveau d'enfant, c'était un rêve d'avoir une épée. J'ai été bercé par les histoires de pirates du XVIIe siècle. Alors j'ai demandé à Roger de m'entraîner à l'escrime. J'ai tout de suite vécu une désillusion, une épée c'est lourd, c'est encombrant et surtout la technologie à vite rattraper la force de la lame. Cependant Roger m'a appris à m'en servir efficacement. En mer, les armes à feux ne sont pas si fréquentes, alors une fois l'abordage lancé, la victoire revient à celui qui tape le plus fort, et en terme de corps à corps, rien ne vaut une bonne vieille épée.
On était une bande de pirate joyeuse et pas forcément malveillante. Évidemment on n'était pas des enfants de cœur mais on n'était pas les derniers à aidé les autres. J'avais douze ans lorsque j'ai commencé à avoir l'envie de fondé mon propre équipage. J'ai alors posé la question à Roger, " C'est quoi un pirate ?", après avoir posé la question je me suis senti bête. Je pensais qu'il allait se moquer de moi mais il m'a répondu avec un air très sérieux. "Un vrai pirate, c'est un grand rêveur. Il rêve de butin, d'aventure et surtout de liberté. Naviguer là où le vent nous mène et se satisfaire de notre vie c'est là nôtre plus grand trésor !". Cette réponse, c'est ce qui m'a façonné à l'avenir. Il m'a ensuite dit que lorsque j'aurai 20 ans, il m'autorise à vivre mon propre rêve et quitter son navire.
Six ans plus tard, alors que nous vivons notre vie sur les mers, le capitaine est soudainement tombé gravement malade. Ça a été un choc pour tout le monde. Roger à toujours été un excentrique et même dans la maladie il n'a pas changé. Nous savions tous qu'il était mourant et que les prochains mois allaient être ses derniers. Finalement, nous avons amarré notre bateau au port le plus proche. C'était un petit village portugais, son pays natal. On savait que c'était la fin, le médecin de l'équipage ne peut plus rien faire. C'est alors que deux jours plus tard, notre bateau a pris feu. A son bord, seul le capitaine Roger était là, debout face à nous.
"On dit qu'un capitaine doit sombrer lorsque le bateau coule, je vais suivre cette logique. J'emporte notre navire avec moi. Recommencez votre vie, allez accomplir vos rêves. Sven, Badger, devenez de fier pirate. Allez de l'avant sans regret. Ne soyez pas triste, regardez, je m'en vais le sourire au lèvre."
Notre dernière image de notre capitaine était son sourire. Ce sourire prouve qu'il n'a aucun regret. Je suis alors resté deux ans au Portugal avec le second de l'équipage, Siegfried, et Badger. J'ai beaucoup appris de Sieg afin de me lancer sur les mers le jour de mes vingt ans. J'étais assez talentueux paraît-il. Et le quatre mai 1999, j'ai enfin quitté la terre pour me lancer sur les mers. J'ai laissé Badger et Siegfried au Portugal pour partir en quête d'aventures.
Ça fait maintenant cinq ans que je suis sur les mers, après autant de temps à naviguer sur les océans j'ai commencé à me faire une réputation. J'ai formé un équipage soudé. On a parcouru le monde entier, on était libre. Un jour, lors d'un arrêt au port d'un village norvégien. Je me suis fait accoster par un homme, il s'appelait Silver et qu'il en avait ma prime. Je lui ai d'abord proposé un verre mais ça ne devait pas être à son goût, j'avais évidemment remarqué le flingue à sa ceinture, mais ce qui m'a le plus marqué c'était l'épée dans son dos. Il m'a ensuite expliqué que j'étais connu pour être doué au corps à corps et qu'il voulait me battre dans mon domaine. Il est vrai que j'apprécie de me battre donc j'ai accepté. On s'est mis sur mon bateau, entouré de mes hommes, il n'a pas reculé malgré ça. On a commencé à se battre à main nu et j'ai fini par gagner. C'était plutôt serré. J'ai dit à mes gars de le laisser partir. J'étais loin de me douter que ses duels finiraient par devenir récurrents.
Quatre ans plus tard, la nouvelle de l'attentat d'Ukraine à bousculer le monde entier mais ça n'a pas vraiment changé notre quotidien. Nos duel avec Silver continuait, des fois je gagnais, des fois je perdais, la victoire n'était jamais prévisible. C'était une rivalité qui rendait notre vie palpitante. Un jour, j'ai retrouvé Badger seul dans un village portuaire Russe, il est alors monté avec nous sur le bateau. Deux ans plus tard, alors que l'on passait proche des côtes d'Alexandria, notre bateau a été pris pour cible par les autorités qui contrôlent que personne ne rentre ou sorte du pays. Nous y sommes allés sans vraiment se poser de questions, nous avions sous-estimé l'opposition contre laquelle nous allions faire face. Je me suis fait attraper avec Badger mais j'ai tout de suite ordonné à mon équipage de partir. Ils ont finalement fui à contre-cœur en voyant qu'il était impossible de nous secourir. C'est quelque jour plus tard qu'un autre bateau est venu attaquer celui sur lequel j'étais prisonniers. C'était Silver, il est venu me secourir paraît-il, après un affrontement naval d'une dizaine de minutes, il est finalement arrivé à notre cellule et nous a aidé à sortir, il est arrivé avec une dizaine de gars qu'il a convaincu de l'aider. Une fois délivré, on est monté sur le pont et là, il a sorti son épée et m'a pointé avec. Bien que Badger était déterminé à m'en empêcher, j'étais trop excité pour me privé de cela. J'ai sorti mon sabre et j'ai répondu à son appel. Un dernier affrontement après m'avoir sauvé. On s'est battu à l'épée. Les gars qu'il avait ramené sont partis sans lui, Silver avait sûrement prévu la situation dès le début. Un duel d'adieu en quelque sorte. Au bout de quelques minutes, on a remarqué qu'une tempête s'approchait vite de notre position. Badger s'est tout de suite occupé de nous sortir de ce merdier en nous approchant le plus possible de l'Ukraine mais on ne s'est pas arrêté de combattre. C'est quand le bateau à chavirer que nous avons fait une pause. On s'est retrouvé tous les trois échoué sur les côtes d'Alexandria. Avec Silver rien ne pouvait nous séparer. On a attrapé nos épées et on s'est donné le coup de grâce. Ce jour-là, nous avons fait notre premier match nul. Tous les deux en incapacité de se battre. J'ai perdu un œil et lui a gagné une cicatrice gigantesque sur le torse. On s'est soignés comme on pouvait et on s'est séparés, en ayant gagné un respect mutuel solide. Le problème est que maintenant, nous sommes en terre inconnue sans avoir la possibilité de partir. Bloqué dans une zone de non droit dont on ne sait rien.
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