Portrait de Ingrid  Meyer

Personnage RP · Archive Alexandria

Ingrid Meyer

Saison 15 — Isolation

Vivant Survivant

Identité

Son histoire

Afin de mieux comprendre qui est Ingrid Meyer, il est nécessaire de faire un bond dans le passé. Le 20e siècle est comme vous le savez certainement une des périodes les plus sombres de l’humanité. La Seconde Guerre mondiale est l’essence de l’histoire de Ingrid et vous allez comprendre pourquoi.

 

Ludolf-Hermann Meyer. Ce nom ne vous dit peut-être rien, cependant ce fut un acteur majeur de ce conflit armé planétaire. Généralement, on retient d’avantage les célèbres noms d’Adolf Hitler ou encore d’Heinrich Himmler qui était à la tête des SS (Schutzstaffel) et de la Gestapo. Ce tristement célèbre personnage est très peu différent du bien moins connu Hermann. Cet officier allemand était également à la tête d’une section d’assaut socialiste comparable aux SS : la compagnie Sturmabteilung. Pour résumer rapidement son rôle, elle était en première ligne lorsqu’il s’agissait de la mise en place de la séquestration d’individus et de la réalisation de la Solution Finale. La grande différence de cette unité est qu’ayant toujours agit dans l’ombre à l’inverse de ses sympathisantes, lorsque que l’Allemagne nazie fut conduite devant un tribunal la Sturmabteilung est parvenue à passer à travers les mailles du filet grâce à leur efficacité à effacer toutes les traces de leur existence.

 

Une fois la guerre finie, la section se transforma en un parti politique dirigé par Hermann et séparée en plusieurs unités à travers le pays et l’Europe. Débuta ainsi le néo-nazisme « camouflé » dans un premier temps. Sur le territoire allemand, on répertorie plusieurs écoles administrées par des partisans de Sturmabteliung au sein desquelles on inculquait aux jeunes étudiants des « valeurs » semblables à celles des jeunesses hitlériennes. Naturellement, lorsque Ludolf et sa compagne Clara eurent des enfants, ce furent les clients parfaits pour être conditionnés dès le plus jeune âge.

Je m'appelle Ingrid Meyer, je suis née en Allemagne en 1983.

Tout porte à croire que j'ai eu une enfance tranquille voir normale mais les apparences sont trompeuses. Il ne suffit pas d'avoir tout ce qu'on désire pour être heureux. 

Si il y a bien une chose que je regrette de ma jeunesse, c'est mon insouciance. Cette période où je souriais à la vie sans me rendre compte du monde pourri qui nous entoure. 

Je suis issus d'une famille nombreuse, mes parents ont eu 6 enfants, mes aînés Almarich, Jacob et Friedrich suivis de mes cadets Hans et Hugo, les jumeaux. C'est pas toujours évident pour une fille de trouver sa place dans une famille de garçons mais ma mère Clara faisait tout ce qu'elle pouvait pour que je me sente bien. Elle était douce, gentille aimante. La mère parfaite à mes yeux mais aussi ma meilleure amie. 

Mon père Ludolf Hermann Meyer quand à lui... Nos rapports ont toujours été très compliqués. J'étais insignifiante à ses yeux. Et pour cause... J'étais une fille, il ne ferait rien de moi, ne me voyait pas d'avenir convenable, je ne ferais jamais parti de ses projets. Je n'ai pas reçu la même éducation que mes frères, et j'ai été scolarisé dans une école publique dite classique.

Tout comme ma mère, j'ai toujours ressenti le besoin de venir en aide aux autres, c'est pourquoi j'ai souhaité devenir assistante sociale. Quelle ne fut pas la tête de mon géniteur en apprenant cela. Mais il ne s'en mêla pas, je n'en valais pas la peine. De toute façon, tous les choix que je faisais ne semblaient pas lui convenir.

Derrière ce triste tableau et malgré l'éducation totalement différente de mes frères, ils étaient toujours là pour moi, ils ne m'ont jamais laissé tomber. Certe nous étions différents sur nos manières de penser mais j'ai toujours été fier d'eux. Et étonnement avec le temps j'ai fini par comprendre ma mère, comment elle avait pu tombé amoureuse d'un homme comme l'était Ludolf. Ça revient presque au même que l'amour que j'ai pour mes frères malgré nos différences.

Au décès de notre mère, Almarich était revenu d'Ukraine où il vivait, il est devenu neurochirurgien et j'ai toujours eu de l'admiration pour lui, j'aurai tellement aimer suivre la même route que lui mais je n'étais pas suffisement doué pour faire les mêmes études.

Toute ma vie est un combat de chaque instant, c'est comme si dans ma tête cette foutu seconde guerre mondiale ne s'était jamais arrêtée, toutes ces horreurs à une échelle moins grande sont toujours présente dans notre monde actuel, j'ai l'impression de me battre seule face à tout ça, mes frères sont de fervant admirateurs de leur père et iront jusqu'au bout de ses souhaits.

Il a mit fin à ses jours quelque temps après le décès de notre mère. Moi qui doutait de la véracité de son amour pour elle, je pensais vraiment que son obsession pour le nazisme était plus fort que tout. Je me suis bien trompé et j'ai compris que je ne connaissais pas réellement cet homme. J'ai commis une erreur et je ne la ferai pas avec mes frères, peu importe ce qu'ils pensent, je ne douterais jamais de l'amour qu'ils ont pour moi.

Suite à la perte de nos parents, mes frères ont pris la décision de partir vivre en Ukraine avec Almarich. Ils disaient que là-bas nous vivrons une nouvelle vie. Biensur que j'ai suivis le mouvement, qu'est ce que je deviendrais sans eux ?

Mais je ne suis pas dupe pour autant, je les connais très bien et je me doute que ce n'est pas la seule raison de leur départ. Je ne sais pas quels étaient les projets de leur père pour eux mais j'imagine que ça a un rapport. C'est bien plus tard que j'apprends l'existance d'une lettre de Ludolf, ses dernières volontés. En effet il voulait que mes frère prennent la succession de ses plans et l'Ukraine avait le profile l'idéal pour de nouvelles manœuvres politique. Son but, mettre en place un système totalitaire. Et mon rôle dans tout ça ? Essayer de calmer mes frères, surtout les plus jeunes, Hugo et Hans, car j'estime qu'il n'est pas trop tard pour eux ils peuvent encore ouvrir les yeux et changer en tout cas, je ferai tout pour.

Seulement avec le temps, les choses ont bien changées et pas en bien. 2008 marque une nouvelle époque, encore un monde qui ne vit qu'à travers la guerre civiles, Didenko et son pouvoir douteux face aux Khors. On apprend qu'un laboratoire militaire à Alexandria à explosé. Après des mois de recherches, mes frères ont décidés de nous installé dans un endroit qui me fait froid dans le dos. J'ai peur de ce que l'avenir nous réserve. 

Malgré l'endroit isolé et bien sécurisé je pensais qu'on vivrai tranquillement dans notre coin. Encore une fois, mon insouciance me mettait à rude épreuve surtout après que Fried, Hugo et moi avons été kidnappés par un groupe nommé Karma. Ils voulaient des réponses que nous n'avions pas. J'ai vu mes frères se faire frapper, et tirer dessus. J'ai vécu un choc tel que je ne m'en remettrai jamais. 

Nous sommes sorti vivant de cette horreur mais un conflit éclata, une solidarité des survivants, des groupes que nous avions rencontrés plus tôt se sont alliés pour mettre un terme à cette folie qu'était Karma. J'aurai préféré ne jamais me retrouver proche de tout ça. J'ai entendu un homme se faire torturer, j'ai vu la cervelle d'un autre se répendre sur un mur. J'étais choquée... 

On pense que le calme reviendra mais mes traumatismes n'ont fait que me pourrir la vie. Toutes ses visions étaient insupportables. J'ai commencer à boire et prendre des médicaments pour trouver le sommeil mais rien y faisait. J'ai fini par sombré dans l'alcoolisme, j'étais dans une violente dépression, je n'arrive plus à sourir à la vie. 

Jacob, Hugo et Fried ont essayer de me soutenir, de faire en sorte que j'aille mieux mais cela n'a pas duré très longtemps. N'etant pas très expressive sur mon mal être, seul Jacob me tenait la main, il m'aura toujours soutenu, il est le seul à me comprendre. Mais la dur réalité elle, était toujours là et les projets de mes frères aussi. Et arriva ce jour où les limites ont été franchies. J'étais prête à suivre mes frères, j'ai essayé de les comprendres, mais leur fascination et leur doctrine pour le Nazi était plus fortes. Ils avaient des critères très précis sur les personnes qu'ils souhaiteraient faire "évoluées" pour un monde meilleur et celles qui n'avaient pas leur place dans ce régime totalitaire.

Je n'ai pas croisé le regard de cet homme handicapé que j'ai vu traverser les couloirs de la prison jusqu'à la coure. Je savais qui il était, je me suis battu très longtemps avec mes frères pour que ce jour n'arrive jamais. Je ne voulais pas qu'ils l'attrapent et lui face du mal. D'autant plus qu'il n'était pas né avec une pathologie, il avait survécu à un accident qui lui a donné un handicap. Je suis remonté dans ma chambre, j'ai tellement pleurer, j'en voulais à la terre entière. J'avais le sentiment d'être aussi coupable que mes frères, et pourtant j'étais impuissante. Après la descente de quelques verres de Vodka, mélangés aux médicament, je me tenais là, arme à la main, je voulais mettre fin à mes jours, je me disais que tout serai plus simple une fois parti de ce monde que je déteste tant. Et pourtant... Je n'arrivais pas à appuyé sur la détente, je repensais sans cesse à ce monstre qu'était mon géniteur, que lui même c'était suicidé et je m'étais toujours promis de ne jamais lui ressembler, de ne jamais rien faire comme lui. Même pour le choix de ma mort, cette pourriture m'en empêchait. 

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