Ici Zuja - Besoin d'aide, besoin d'une batterie en p77
Message conservé comme anonymePersonnage RP · Archive Alexandria
Lian Zhang
Identité
Son histoire
Très jeune, mon frère et moi avons appris que la vie n'était pas forcément facile. Nous avons fui la Chine avec nos parents peu après notre naissance, accueilli dans un pays qui n’avait pas forcément envie de nous voir ici. Nos parents avaient choisi la Suisse comme terre d’accueil, un pays neutre, loin de toute guerre et surtout un pays libre. Mais un pays libre ne veut pas dire un pays hors de dangers. C'est un accident de voiture qui nous arracha nos parents. Ça ne faisait que quelques mois que nous avions mis les pieds dans cet endroit et nous n'avions déjà pu aucun repère.
Finalement, nous avons été placés dans un orphelinat. Certes ce n’était pas l’horreur, mais nous sentions bien que parmi les autres enfants nous étions mis à l'écart. Mon frère, plus vieux que moi, arrivait à m'apaiser quand j’avais le mal du pays. Il était toujours là pour moi quand je ne me sentais pas très bien. Très vite, la situation précaire de l’orphelinat nous amène à trouver différentes manières de faire de l'argent. Mon grand frère était très intelligent, il arrivait à faire de l'argent avec rien, malheureusement faire de l’argent légalement quand on a dix ans c’est limité alors nous avions à peine de quoi nous faire un peu plaisir.
L’année de mes quinze ans, mon frère est parti un matin et n’est jamais revenu, je l’ai attendu des jours et des jours sans nouvelles. Il était mon seul support émotionnel, je m’en remettait à lui quoi qu’il m’arrive. J’étais déchiré. J’ai alors fugué de l’orphelinat, sans mon frère pour me rassurer, je ne voulais pas passer une journée de plus stigmatisé comme je l’étais. J’ai vécu dans la rue des jours durant. Il me fallait de l'argent, alors n’ayant plus rien à perdre j’ai décidé d’emprunter une voie moins propre. Je voulais réunir du fric qu’importe la manière. J'ai alors fait ce que je savais le mieux faire, utiliser mon cerveau.
J’ai commencé par des petits vols de pickpocket. Le détournement d’attention n’a rien de compliqué, suffit de correctement utiliser les sens de la victime. C’est facile, de plus c'est pas les riches qui manquent dans ce pays. Le vol me réussissait mais je voulais toujours plus. Je me suis alors lancée dans l’arnaque. Pareil, pour moi c’était facile, suffit de faire attention aux détails. J'ai commencé par le plus basique, je me suis fait passer pour un médium. Même sans parler, observer une personne nous permet de savoir énormément de choses sur elle. Je me suis simplement servi de ça pour prédire ce que les gens voulaient entendre. Les gens passaient, la plupart du temps, ils cherchaient à savoir si leurs proches décédés les voient ou si leurs futurs seraient radieux. En bref, rien de bien compliqué à comprendre. Il n’y a qu’une seule fois où je n’ai pas réussi à deviner quelque chose de la personne. C’est lorsqu’un homme d’une trentaine d’années est venu me rendre visite que j’ai compris que mon plan n’était pas infaillible. J’ai compris qu’il savait très bien comment je m'y prenais. Rien sur lui ne me permettait de déduire quoi que ce soit, c'est comme si il agissait totalement aléatoirement pour me tromper. De plus, il ne cherchait pas à savoir quelque chose non plus. J'avais l’impression de passer un test.
Frustré d’avoir échoué contre cet homme, j’ai décidé de me venger. Je l’ai d’abord suivi jusqu'à chez lui. A partir de ça, je pouvais observer ses moindres faits et gestes. Ensuite, après avoir fait du repérage, je me suis servi d’un moment d’inattention pour voler son portefeuille et ainsi voir sa carte d’identité. “Dinko ……”, maintenant que je connais son nom je peux faire des recherches. J’ai fait un maximum de trouvailles possible. Le lendemain j’ai déposé un papier dans sa boîte au lettre signée le médium, j’y ai écrit toutes les infos possibles. Satisfait de mes trouvailles, je retourne à mes occupations habituelles. Cependant ce jour-là, un groupe de quatre gars vient me dépouiller directement à mon stand. Ils me passent à tabac sans que je ne puisse réagir. Soudain, quelqu'un intervient et les fait fuir. J’étais tellement amoché que je me suis directement évanoui, je me suis réveillée que cinq heures plus tard, dans un endroit inconnu. Dinko était assis à côté de moi. Pendant environ cinq secondes, j’ai vécu un moment de panique, puis mon cerveau s’est mis a carburé. Il m’a sauvé. Je lui ai témoigné ma gratitude puis je suis partie.
Sous le choc de l’agression que j’ai subi, je n’osais pas reprendre mon taff habituel. Je traînais dans la rue, sans aucune source de revenus. C'est encore Dinko qui m'a sorti de la misère. Il m’a croisé dans la rue pas loin de chez lui, il m’a ainsi permis de rester chez lui autant que je voulais.
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