Personnage RP · Archive Alexandria
Eliot Spaniel
Identité
Son histoire
Je suis né le 6 Octobre , en Autriche, proche de la frontière avec la République Tchèque, le pays de mes parents. J'ai passé 9ans de ma vie dans un petit village au nord de Viennes. J'allais à l'école à l'époque, Sofia et Abraham, mes géniteurs, n'étaient pas fortunés, loin de là, mais nous étions heureux malgré des conditions de vies difficiles. Mes parents se sont séparés quand j'avais 7ans, à l'époque je ne savais pas bien pourquoi, et à l'heure actuelle, je ne peux plus que faire des suppositions. Durant les années qui suivirent cet événement, la précarité de la famille n'a fais qu'augmenter, et malheureusement Sofia et Abraham devaient régulièrement se priver pour me nourrir, me soigner, ou m'habiller. Le monde dans lequel nous vivions à l'époque n'était qu'illusions. Des promesses non tenues, l'insécurité, le mensonge, la violence; malgré tout, personne n'était prêt pour la suite, et tous ont regretté l'ancien temps après les événements de 2010. J'étais avec mon père au début. Autour de nous, il y a eu une vague de suicides, beaucoup de morts à cause de l'infection, les forces armées étaient paniquées, débordées, les exécutions sommaire se faisaient fréquentes. Très rapidement, mes parents ont cherchés à se retrouver, afin de partir avec moi le plus loin possible des grandes villes. Mais le chaos des premiers jours aura eu de ma mère, personne ne pouvait veiller sur elle ou lui porter secours. Après plusieurs semaines sans aucun signes de vies de sa part, Abraham et moi nous sommes alors dirigés vers la frontière, pour regagner le village natal de mon père, il pensait que l'endroit était idéal pour bâtir une communauté durable. Du haut de mes 9ans déjà, je n'étais que très peu confiant et rassuré par la situation et les "solutions" de mon père. Malgré tout, au fur et à mesure, le village prenait des airs de forteresse, les rues et les bâtiments se remplissaient de gens et de ressources quotidiennement, l'espoir avait germé dans ma tête. Je me suis investis durant des années dans cette nouvelle vie. J'aurais tout donné pour notre communauté. J'aimais les gens qui vivaient dans cet endroit, j'aimais leur rendre service, me sentir utile, j'amais faire en sorte que notre quotidiens se fasse de plus en plus acceptable, et jusqu'en 2033 la communauté n'a cessé de croître grâce à l'effort commun. J'ai beaucoup appris durant ces belles années, la chasse, les raids pour les ressource, le combat contre les marcheurs et les survivants hostile. Mon père était fier de moi, de nous et de ce que nous avions pu accomplir avec l'aide d'inconnus, qui peu à peu sont devenus des amis. En 2033 j'avais 22ans, j'étais amoureux d'une jeune fille plus âgée d'un an, elle s'appelait Alice. Nous nous étions rencontré au village, et avions finis par nous intéresser l'un à l'autre. Alice et moi avions passés presque 6ans côte à côte et même si nous ne pouvions pas nous marier, je la considérais comme ma femme. J'avais des amis, une famille en quelque sorte. Mais tous ces rêves, cette famille, tous nos efforts et nos projets communs ont étés réduits à néant en une fraction de seconde. Un groupe appelé "Les Crotales" nous avait observé attentivement plusieurs jours avant de passer à l'action. D'un coup d'un seul, la porte d'entrée a cédé dans une grande explosion. Des camions remplis exclusivement d'hommes, armés jusqu'aux dents sont entrés à toute vitesse, et à peine avaient ils eu passés la porte que déjà des hommes et des femmes qui tombaient sous les balles. La fumée m'empêchait de voir, de respirer, l'odeur était atroce, le ciel était noir, les gens hurlaient, se tordaient de douleur. J'avancais à l'aveugle au milieu des détonations des corps, de la poudre et du sang. J'essayais de me frayer un chemin jusqu'a mon père à sa demeure. Je pendant qu'Alice serait là bas elle aussi, mais rapidement je constatais que la maison était vide. Je sortais déboussolé de la maison constatant l'horreur autour de moi. Les Crotales, pillaient et brûlaient tout autour d'eux, ils forçaient certains à monter dans des camions pour les amener je ne sais où. Ces monstres tuaient, violaient et mutilaient hommes, femmes, enfants et vieillards. Tous ceux qui s'opposaient étaient tués. Au milieu des flammes devant la maison d'Alice, je vis un homme traîner une amie par les cheuveux jusqu'à un camion. Elle était presque nue et hurlait de peur et de douleur. Près du camion se trouvait Abraham et ma compagne. Ils étaient ligotés et encerclés par nos assaillants. Pris de panique j'ai couru dans leur direction en hurlant, avant de me faire plaquer au sol et rouer de coups par un des Crotales. Je me défendais comme ke pouvais tout en appelant mes proches. Voyant ce qu'il se passait, Abraham tenta de s'interposer et se fit abattre froidement d'une balle dans la tête à bout portant. D'une simple pression du doigts, un homme avait fais disparaître la vie, les rêves et les ambitions de mon père, sous mes yeux. Je n'avais même plus la force de me défendre face à l'homme contre qui je me battais, Alice je pouvais qu'observer impuissante, les implorant de me garder en vie. Les coups pleuvaient partout sur la surface de mon corps, et l'un d'eux vint me mettre un grand coup de crosse au visage avant de m'attraper par les cheuveux. Il me regardais dans les yeux, en souriant. Il m'a dit : "Tu vois, ça ne sers à rien de se débattre, tout ce que tu va y gagner c'est d'être encore plus triste." Il inséra une lame dans ma bouche et commença à m'arracher les joues, partant des commissures pour aller jusqu'au fond de ma mâchoire, jusqu'à laisser apparaître mes dents. J'hurlais de douleur sous les yeux d'Alice, pendant que ces hommes nous empêchaient de nous débattre. Mon bourreaux s'approcha de nouveau : "Voilà, tu as un beau sourire maintenant. On va rendre ta pute heureuse elle aussi. T'en pense quoi ? Je vais te montrer comment on s'y prend." Alice et moi n'avions plus la force de nous débattre, nous étions couverts de sang et d'ecchymoses. Ces démons l'ont violée, sous mes yeux à plusieurs reprises, à côté du cadavre encore chaud de mon père. L'un d'eux me forçait à regarder tandis que les autres riaient à gorge déployée, ils s'amusaient. Je ne pouvait même plus pleurer, ni crier. Quand ils urent terminés. Ils la jetterent au sol devant moi, j'essayais de la toucher, de lui parler mais sans y parvenir. Et dans un dernier élan d'espoir, un dernier souffle de vie, elle me faisait savoir qu'elle m'aimait, me disant que j'allais m'en sortir. Je n'arrivais même pas a lui répondre, j'étais vide. Nos bourreaux sont revenus et se sont mis à la rouer de coups de crosses. Ils s'acharnaient sur son visage, le réduisant en bouillie coups après coups, jusqu'à ce qu'il n'en reste rien. Abraham et Alice étaient morts. Le village brûlait. Certains habitants avaient fuis sans doute, d'autres étaient morts, ou en train d'agoniser, et pour ceux qui comme moi avaient atterris dans les camions, le calvaire ne faisait que commencer. On nous as transporté vers un endroit inconnus, dans lequel on nous présenta un médecin qui nous examina comme du bétail, s'assurant que nous soyons aptes à travailler. Tous les gens trop faibles pour le faire furent exécutés à leur tour, seuls les femmes étaient gardées comme esclaves sexuelles et les jeunes hommes pour le travail manuel. Durant les mois qui suivirent, je me relevait lentement de mon cauchemars, creusant des tombes pas dizaines, montant des murs, réparants et nettoyant voitures et armes. Nous étions surveillés en permanence, sous la menace d'une arme, nous subissions des humiliations, des violences et des tortures constantes, et si la cadence ralentissait, nous étions exécutés sur le champ. Les esclaves avaient pour consigne de ne jamais donner leurs noms, de ne jamais communiquer et nos bourreaux faisaient toujours en sorte de nous déshumaniser.
Les conditions de vies étaient pitoyable, et malgré le désespoir ambiant, certains essayaient déjà de s'échapper. Je regrettais de ne pas les avoirs suivis jusqu'à ce que nous les trouvions, pendus dans les dortoirs, les trippes a l'air, coulant au sol. Ils avaient étés attrapés, et avaient servis d'exemple. Les dortoirs d'ailleurs, parlons en. Il s'agissait en fait de grandes salles vides sans lits ni couchettes; nous étions seulement munis de "coussins" en paille. Le sol était couvert d'excréments étant donné que les toilettes étaient absentes. Les maladies pullulaient, les gens mourraient de faim, de soif dans leur sommeil. Malgré les conditions, les années ont passés, toujours avec le même quotidien, toujours la même routine, la mort la violence, les ténèbres étaient monnaie courante. Quand nous avions l'audace de répondre, de refuser un ordre ou que nous n'avions plus la force de travailler, nous étions punis immédiatement. Toujours surveillés en permanence. Je m'étais lié d'amitié avec un Tchèques, un certains Pavel. Commes tous les gens ici, il avait été arraché à son foyer, avait été réduit à l'état d'objet, d'esclave, mais il était l'un des seul à avoir conservé un peu d'humanité. Peu importe les interdictions, en secret, nous partagions nos ressources, discutions parfois ensemble de nos rêves passés, de nos familles respectives. Pavel voulait partir, il ne cessait de répéter qu'Alice m'avait transmis sa dernière volonté, elle voulait que je vive. Mon ami disait : "elle ne souhaitait sûrement pas te voir ainsi." Les années passaient et nous accrochions comme nous pouvions à l'espoir de sortir un jour de cet endroit maudit. Nos corps n'étaient plus que des véhicules automatisés pour nos esprits détruits. Nous subissions régulièrement des coups, des tortures en tout genre, des viols.... Lorsque les Crotales s'ennuyaient ou qu'ils n'étaient pas satisfait de notre travail, ils se dirigeaient vers les dortoirs et choisissaient une victime au hasard. Les esclaves étaient nombreux et nous n'étions rien de plus que de la main d'œuvre supplémentaire pour nos geôliers. C'était le quotidien des hommes, les femmes elles, étaient violés quotidiennement dans ce que les crotales appelaient "les usines à bébés". Tandis que les enfants subissaient abus, violence et pire encore. Ils étaient formatés à la violence et à la morts et les rares enfants qui ne devenaient pas fous ou crotales étaient évincés. Un jour, Pavel avait entendu parler d'un trou dans le grillage du complexe, à l'opposé des dortoirs. Il voulait fuir de nuit, s'enfuir et repartir de zéro. -"On va se faire tuer" lui ai-je dit. Ceux qui montent la garde, s'ils nous voient on subira le même sort que les autres, et puis de toute façon, ou veux-tu qu'on aille ?" -"À quoi tu joues Eliot, t'es devenu un de leur chiens ou quoi ? On va pas rester là à rien dire en attendant la mort, a travailler pour ces fous jusqu'à la fin de nos jours !" Me répondit Pavel. Il était fou de rage que je ne veuille pas l'accompagner dans sa fuite, nous n'avions pas fini de discuter qu'il partait déjà prévenir d'autres personnes, me disant que je le regretterais. Jaurais peut-être dû venir à ce moment là, parceque cette nuit là ceux qui ont étés repérés ont étés abattu sur les champs, d'un balle dans leur fuite. Une mort rapide, sans douleur. Pavel lui, s'était battu avec un des crotales aux côtés d'autres prisonniers pour à permettre à certains de fuir en vain. Ils avaient tués un Crotale. La sentence allait être terrible. Au centre de leur campement, ils avaient installés plusieurs croix de bois d'au moins trois mètres de haut. Sur celles-ci étaient crucifiées Pavel et ceux qui l'avaient aidés à se battre. Nous les regardions souffrir sous ordres des Crotales et avions reçu l'ordre de de dormir devant nos amis mourants. Je ne pouvais pas me résoudre une fois de plus à regarder souffrir et mourir l'un des miens. Je me suis alors levé pour tenter de décrocher Pavel. Un des gardes me hurlait dessus : "qu'est ce que tu fais sac à merde ! Lâche le tout dessuite si tu veux pas finir comme lui !" Pavel m'implorait de le laisser là mais déjà je commençait à retirer les clous au niveaux de ses pieds. C'est alors que le chef des Crotales, un certain Pyotr, est arrivé. C'était le plus terrifiants de tous. Il était toujours calme, semblait toujours plus mesurés que ces chiens de gardes, mais il s'agissait sans doute du plus fou et du plus cruel d'entre tous. Il s'approcha lentement de moi, son arme en main, posa sa main sur mon épaule et me dit à l'oreille: "Allons, sois raisonnable, tu as déjà oublié ce qu'on a fais à ton vieux et ta pute ? Tu va remettre les clous à leurs place. Nous sommes biens d'accord ?" Je refusais, et me faisait frapper à l'arrière du crâne, Pyotr répétait : "Tu va le faire clebard, t'as pas le choix." "Répares ta conneries et montres aux autres ce qu'il advient de ceux qui désobéissent." Me voyant refuser de nouveau il me dit : "Très bien l'ami. Tu veux jouer aux rebelles hein ? Ce qui va suivre c'est de ta faute et uniquement ta faute saches le." Avant de faire un signe de la main. Les crotales qui accompagnaient leurs chefs s'appeocherent de Pavel et commencèrent à le fouetter. Ils s'étaient munis de lanières de cuir au bout duquel se trouvait des morceaux de métal tranchant. D'abord ils lui frappèrent le ventre. Puis le bras gauche avant de se retourner de nouveau vers moi. "Va accrocher ton copain, il faiblit, il finira par tomber, et s'il tombe, tu devra le hisser la haut." Voyant Pavel implorer qu'on l'abatte je ne pouvais pas me résoudre à le faire souffrir d'avantage, mais je savais que s'il tombait de sa croix, je mourrais. "Tu met trop de temps p'tit gars !" Dit Pyotr avant de fouetter mon ami à nouveau, au niveau des jambes cette fois ci. Ses larmes coulaient presque autant que son sang, ses yeux humides et rouge me fixaient, grands ouverts, pleins de détresse. "On va passer au visage alors !" Dit le Crotale avant que je ne me jette aux pieds de Pavel un burin et des clous à là mains. Ces clous que je venait de retirer, tordus, rouillés, couverts de sang et de peau. J'approchais lentement mon burin avant de frapper une première fois, puis une deuxième, et une troisième, et ainsi dessuite, mon ami hurlait de douleur, me demandait d'arrêter, tandis que Pyotr et ses hommes riaient. Je sentais les os de Pavel se briser à chaques fois que j'enfonçais un de ces clous dans ses pieds. " Une bonne chose de faite ! Allez travailler maintenant." C'était reparti. Nous allions travailler pour avoir le droit de vivre, avoir a peine de quoi manger. Un des prisonniers m'a alors dit : "qu'est ce qui t'as pris putain, ils auraient pu s'en prendre à nous !" La phrase ne fit qu'un tour dans ma tête et je bondissait sur mon camarades, nous nous battions sauvagement, et plus les secondes passaient plus je me rendais compte que je venait de faire une erreur terrible. J'entendais déjà la voix de Pyotr dans mon dos : " Eh bien eh bien, tu va devoir finir le travail maintenant blondinet, mais sache une chose j'ai perdu des travailleurs aujourd'hui, et tu va m'en retirer un autre, alors tu le paiera cher." J'avais frappé cet homme car j'étais hors de moi, mais je n'avais aucune envie de le tuer, pourtant, lui allait le faire si je refusais d'agir. Nous luttions comme des bêtes dans ma poussières, je lui plaquait la tête au sol, et essayait d'attraper une pierre mais mon co-detenu m'arracha le petit doigt avec ses dents. Dans un instinct de survie, un élan de rage, je prenait finalement la pierre avant de l'abattre à de nombreuses reprises sur le crâne de de mon aderversaire. Il était défiguré et je l'entendais à peine respirer. Pyotr dit : "Vous êtes des animaux, fais le choses bien, termines le espèce des sans couilles." Avant de lui loger une balle dans la tête. "Tout le monde retournes travailler, y'a plus rien à voir, ça vaut aussi pour toi Blondinet." Les mains tremblantes, couvertes de sang, un doigts en moins je le dirigeais vers la pioche pour creuser des tombes. La nuit tombait, je passait devant Pavel, toujours accroché, presque inconscient, affamé. Je partageais le peu de nourriture en ma possession avec lui, essayant de le maintenir en vie sous les rires de mes tortionaires. Javais tué un homme aujourd'hui, j'étais tellement brisé, que ça ne faisait aucune différence, j'ai pris ses affaires et ses vivres pour en donner plus a Pavel. Je n'étais pas au bout de mon calvaire. La nuit tombée, Pyotr et ces hommes se sont dirigés dans les dortoirs pour s'accaparer les proches des hommes crucifiés aujourd'hui. Nous avons étés emmenés devant Pavel et ceux qui l'avaient aidé et tous avons étés violés de la pire de manière. M'appelants tous Blondinette, ils riaient à gorge déployée me portaient des coups violents, puis ce fut le tour des autres. Les jours qui suivirent, je me levait et me couchait pour voir mon ami accroché à une croix, mourrir à petit feu. J'essayais tant bien que mal de le maintenir en vie, sous les regards amusés des Crotales. La dernière partie d'humanité en moi était en train de mourrir. Un matin Pyotr vint ma rencontre : "Demain c'est le grand jour pour toi Bondinette. On a besoin d'aide à l'extérieur et tu m'en dois une, alors tu va risquer ta vie pour nous." Le lendemain, j'étais amené avec d'autres devant les portes de notre prison. Nous avions ordre de creuser une tranchée devant les murs, pour y installer des pieux pour les marcheurs. Évidemment les marcheurs présents n'étaient pas tués par les Crotales qui s'amusaient à nous voir nous battre contre ces choses. Je défoulais tout ma rage sur ces "assaillants", creusait de toutes mes forces, j'espérais que mon ami serait sain et sauf, qu'ils avaient besoin de lui pour travailler. J'étais bien naïf. Pavel était déjà foutu, les Crotales n'allaient pas user leurs ressource pour le remettre sur pieds afin qu'il soit apte au travail, et en rentrant, je trouvais Pavel inconscient toujours accroché à sa croix. J'essayais de le faire boire et manger mais il était aux portes de la mort. En me réveillant le lendemain, je constait que Pavel était toujours présent, en vie, je crois. Nous étions sur le point de sortir à nouveau pour poursuivre les travaux quand Pyotr m'a appelé: "Ramène toi blondinette. Les gars et moi on a constaté que t'avais été vachement efficace ces derniers jours, t'as l'air d'avoir compris là leçons, t'as bien plus de couilles que les connard qui sont ici finalement, alors on voulait que tu voit ça, pour te motiver un peu." Il fit un geste de la main, et un de ses hommes s'approcha de Pavel avec un grand couteau. Il baissa le pantalon de mon ami et avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit Pyotr l'interrompit. "En parlant de couilles, c'est toi qui va les lui couper Blondinette. Ça t'en fera deux de plus, t'en a encore besoin." Encore une fois je refusais d'opérer, me faisait frapper jusqu'à tomber inconscient. Ils emmenèrent d'autres esclaves auprès de moi pour me menacer de leur faire subir la même sentence. Je refusais de nouveau et les Crotales pountaient leurs armes sur la tête des prisonniers. Une fois de plus je devais m'exécuter, faire preuve de la même barbarie que mes tortionaires parcequ'on ne m'en laissait pas le choix. On m'avait donné un couteau pour que j'émascule mon seul ami encore vivant. Un homme leva son arme en direction de Pavel pour l'achever mais son chef l'interrompit. "Laisse le se vider, on a déjà gaspillé trop de balles pour ses sacs à merde ces derniers jours. Aller va rejoindre les autres Blondinet." Ce que je venait de voir ne m'avait pas choqué, j'étais trop habitué à voir ce genre de choses, mais j'étais effondré que mon seul ami vivant soit tué de cette manière, de mes mains.... La seule personne qui me permettait d'espérer, et de me remémorer Alice. Les jours ont défilés, et je ne pouvais plus continuer ainsi, je devais partir, au moins essayer, dans le pire des cas je mourrais et rejoindrais ceux que j'aime, dans le meilleur des cas j'allais honorer Alice, Pavel, Sofia, Abraham et survivre loin de ces monstres. J'ai alors commencé à me préparer, j'avais volé et caché un tournevis sous mon coussin de paille, je volais régulièrement des vivres aux autres prisonniers, bien que cela soit immoral, je ne pensais plus qu'à ma tentative d'évasion et je voulais mettre toutes les chances de mon côté, il me fallait prendre des forces, et faire des réserves pour mon départ. Il fallait surtout que j'agisse avant que certains ne se rendent compte de quelque chose. J'ai cogité et aucun moyen de s'échapper n'étais sur, alors j'ai saisit ma chance au moment opportun. Un jour habituel, alors que nous travaillons à l'extérieur, j'avais décidé d'embarquer avec moi un morceau de pain et quelques fruits ainsi que mon tournevis, je savais que les gardes étaient deux à l'extérieur pour nous surveiller et qu'un autre se positionnait dans la tour de guet au dessus d'eux. J'ai travaillé comme tous les jours et ait attendu que l'un d'entre eux se retourne pour pisser. Ni une ni deux, je mis un grand coup de pioche dans le crâne celui qui me surveillait avant de courir tournevis en main vers celui qui s'était absenté. A peine eu-il compris que le bruit de mon coup était destiné à son camarades que je lui enfonçait l'outil pointu dans l'arrière de la tête, je le poignardais à répétition à la gorge et aux visage en quelque seconde avant de ramasser son fusil et de me mettre à courir le plus vite possible. Le garde dans la tour ouvrit le feu, et les autres détenus m'accompagnant, voyant l'occasion de rêve se mirent à courir de tous les côtés. Le Crotale ne savais plus ou donner de la tête et je me mît à riposter avec l'arme de son camarade, trois coups de feux retentirent avant que je ne le voit tomber et que je prennent la fuite. Je ne sais pas combien d'entre nous avaient pu s'enfuir, tous étaient faibles et affamés. J'entendais encore des tirs dans mon dos et au loin. J'ai du courrir pendant une journée entière avant de m'arrêter dans une petite ville aux frontières de l'a régions. J'étais caché dans un arbre, et je pouvais voir et entendre les véhicules de mes tortionnaires tourner. Leurs drapeaux flottaient dans le vent et je pouvait entendre leurs bottes fouler le sol partout autour de ma position. Ils massacraient les marcheurs, et hurlaient dans des mégaphones: "T'ES LE DERNIER BLONDINETTE ! MONTRE TOI ET ON TE FERA PAS DE MAL !" J'ai passé la nuit dans mon arbre m'étant endormi de fatigue. A mon réveil, j'étais toujours bien attaché là haut, personne n'avait l'air d'être en ville. J'ai mangé le peu de nourriture que j'avais emporté avant de reprendre la route vers la frontière, au poste de garde, je trouvais une lettre, un sorte de journale de bord. " 20 Juin 2043 : Le groupe et moi avont décidé d'abandonner notre position pour rejoindre Alexandria. Les Crotales nous ont retrouvés, Paula, et Ivan sont morts. Je te laisse des provisions au cas où tu arriverais à rejoindre le poste de garde. Nous allumerons la radio sur la 102.5 tous les matins de 7 à 8 heure. Prend soin de toi. S.P" J'apprenait que les crotales sévissaient partout dans la région et ailleurs, et que cela faisait au moins 10ans que j'avais été retenu captif dans cet enfer. Je devais avoir environ 32ans. J'ai pris la décision de rejoindre Alexandria, me suis débarrassé de mes anciennes affaires, de l'arme du crotale et j'ai caché mes blessures. Je suis arrivé sur la côte récemment. Je n'ai encore croisé personne, tant mieux...
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