Portrait de survivant n°6 : David Steiner
02/11/2021 · David Steiner
Ces derniers jours, je n'ai malheureusement pas pu écouter les récits des survivants de la capitale. J'étais en exploration dans la région et j'ai, je l'admets failli à mon devoir d'information. C'est pourquoi en attendant que je puisse vous compter l'histoire des autres survivants j'ai décidé de vous compter la mienne.
Je m'appelle David, je suis originaire d'Alsace.
J'y suis né en 1945 alors que la guerre prenait fin et n'est malheureusement connu ni ma mère ni mon père.
Comme bon nombre d'orphelins après la guerre j'ai été placé dans un orphelinat de l'Eglise ou j'ai eu une enfance très agréable entouré d'autres enfants et du père Martial Joseph.
J'ai eu la chance d'avoir une belle éducation là-bas, ou l'on m'a enseigné le respect de chacun et le savoir vivre.
A l’âge de 18 ans, alors que je devais partir pour mon service militaire ou je comptais bien faire carrière par la suite, les bombardements ont commencé réduisant ce que j'appelais ma maison, et ceux que je considérais comme des frères à l'état de poussière.
J'ai alors vagabonder jusqu'en 1970, profitant de mon voyage et de mes aventures pour faire des rencontres la plupart du temps enrichissantes humainement qui m'ont beaucoup apporté et permis de mettre à profits les enseignements que j'avais reçu.
Même si la vie était dure, la faite de savoir partager mes ressources avec autrui et de venir en aide aux plus démunis m'a permis de tracer la route qui m'emmena jusqu'à lui.
Lui, c'est Alexandre Cameron, un homme comme on en fait plus, pétri de bienveillance avec une vision intelligente et réfléchi de notre situation mais surtout de ce que nous devons mettre en œuvre pour vivre des jours meilleurs.
Dès lors je l'ai suivi, et cela m'a permis d'acquérir bon nombre de compétences tout en continuant à aider ceux qui m'entourent.
Depuis que j'ai intégré la NFP88, j'ai de nouveau un endroit que je peux appeler maison, une situation stable, un travail et une vie.
Mon travail est assez simple, je m'occupe avec le groupe d'exploration de chercher des ressources pour la capitale tout en essayant de venir en aide à ceux qui en ont besoin. Nombreux sont ceux que j'ai pu aider et qui aujourd'hui profitent d'une vie meilleure.
C'est peut-être ma plus belle récompense, avoir pu donner un sens à ma vie, avoir une vie car ce n'est malheureusement pas encore le cas de tout le monde et pouvoir me tourner vers un futur qui permettra que la France renaisse de ses cendres.
J'allais oublier, j'adore la musique, et quand l'occasion se présente j'aime passer de la musique au bar notamment, j'ai même monté à plusieurs reprises des petits spectacles de chants avec d'autres habitants de la capitale, l'occasion de fêter en musique tous ensemble les belles avancées de la grande reconstruction.
Pour finir, je dirai simplement à toi qui lis cet article, que si tu es dans une situation compliquée, saches que tu n'es pas seul, un jour peut-être nous rencontrerons-nous, et qui sait, ton nom paraitra dans cette série d'article, mettant en lumière l'évolution de ta situation.
Ce jour-là mon ami, toi aussi tu auras retrouvé goût en la vie.
